Roux Christian - (1963)

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Roux Christian - (1963)

Message par edmond Gropl le Dim 11 Oct - 17:53

Chez Rivages noir, Christia Roux a publié deux romans: Les ombres mortes (575) et Kalogos (749).

Il se présente lui même sur le site bibliosurf:

Petite bio à rallonge de Christian Roux par lui même (écrite en mai 2002)

Naissance en 1963, à Chatou (Yvelines). Déménagement en 1970 dans un bourg de l’Essonne (Limours). Vie normale d’enfant en famille bourgeoise (électeurs de Giscard), entrecoupée de plongées en milieu ouvrier –le temps des vacances- dans un village de Normandie, chez ma grand-mère et ma tante, cette dernière vivant dans ce qu’on appelait une cité d’urgence. Premières visions d’un monde coupé en deux : les dominants et les dominés (je n’avais pas lu Bourdieu). Pour les subdivisions, ça viendra plus tard .

Apprentissage du piano, BAC - section littéraire et musicale-, plus un accessit au concours général d’Education musicale en 1981, année où la gauche obtenait un accessit au gouvernement sans se rendre compte qu’elle était en train de réinventer la monarchie. Trois semaines après être entré en musicologie, je renonce aux études : ras le bol de la vie de famille et ras le bol de la sagesse étudiante (à croire que 68 n’avait jamais existé).

J’entre à l’éducation nationale comme instit estampillé Lang (18 ans, un bac, et on vous confiait 25 gamins…) et en ressort à la fin de l’année. Maintenir les pauvres à l’état de pauvre et les riches à l’état de riche : très peu pour moi (je n’avais toujours pas lu Bourdieu).

Tentative de retour aux études (école normale de musique, classe de piano), avortée pour cause de déflagration familiale.

Ce coup-ci, s’agit de se démerder bel et bien. Boulots de smicard, travaux de manutentionnaire, errances diverses et quelques larmes versées sur les parking, en novembre, avant de se présenter au dixième boulot de merde. Un peu de piano bar, aussi. C’est là que j’ai appris à improviser.

Hôtels miteux, auberges de jeunesse, un champ, même, un appart avec deux chaises et un matelas, un squatt et enfin une petite respiration : berger en banlieue parisienne, à Gif-sur Yvette. Pendant tout ce temps, déjà pas mal de griffonnages, allant du témoignage à la pleurnicherie et de la poésie au larmoiement.

Plusieurs centaines de pages brûlées un jour de rage…

Enfin, je peux m’acheter un piano. Retour en appartement et reprise du travail musical avec cette terrible constatation : j’ai beaucoup perdu.

Des amis, quand même, au fil du temps, et LA solution pour arrêter de ramer : vivre en commu. Une maison à 6. Principe simple : un loyer pour 6, un lave-linge pour 6, un frigidaire pour 6. Le partage pour ne pas se soumettre.

On est en 1985 et je n’ai toujours pas lu Bourdieu.

Encore des velléités d’écriture, et les premières compositions. Trois spectacles de clown, auxquels je participe comme pianiste (première aventure avignonaise aussi) et un spectacle de marionnettes. Premiers groupes aussi : de jazz, de blues ou de rock . Amusement de retrouver au fil des ans des noms de gens avec qui on a travaillé : comme Manu Lehouezec, saxophoniste des Garçons Bouchers, ou San Sévérino, qu’on ne présente plus.

Le choix, un jour, stupide : l’écriture ou la musique, car j’ai beaucoup à apprendre dans les deux domaines, et on ne peut pas tout faire en même temps. Ce sera composer.

En dehors de la musique, qui ne me nourrit pas, je travaille comme machiniste-constructeur à la Grande Halle de La Villette et comme peintre en bâtiment.

Premières collaboration avec un autre musicien, qui veut monter un studio, et un jour, en 1990, l’occase : un réalisateur de générique de FR3 est planté par son compositeur. Sa fille prend des cours de danse chez une amie (qui deviendra ma compagne et l’est encore aujourd’hui). Je propose une musique au bonhomme, ça lui plait. Début d’une collaboration qui durera trois ans (jusqu’à ce que Bourges décide d’enrichir le secteur privé et de démunir le secteur privé en confiant l’habillage des chaînes publiques à une société privée – et vive notre gauche tant aimée !). Puis plus rien. Retour au bâtiment et premières lignes –en touriste !-de " Braquages " (qui s’intitulait alors : " Demain n’existe pas ").

1993 : Ecriture et composition d’un album de chansons rock, enregistré au studio RIK et distribué en 1994 par Night & Day. Flop intégral, augmenté d’un puissant désaccord professionnel et affectif avec mon collaborateur.

1995. Grand chambardement privé et grosses complications de l’existence. En plus, la droite revient au pouvoir avec son patriotisme de pacotille, voilant à peine ses velléités ultra-libérales : moins d’impôts, moins de social, sinon on se tire en Angleterre (mais qu’ils y aillent, qu’ils y aillent !).

Redémarrage à zéro, émigration au fin fond de l’ouest Yvelinois, perte de contacts, retour aux chantiers. Reprise et fin, en 1996 de l’écriture de " Demain n’existe pas ". Installation dans une fermette en ruines qu’on retape en famille puis retour au spectacle, avec Kâo, qui tourne encore aujourd’hui. S’ensuivent beaucoup d’autres collaborations artistiques et l’obtention du statut d’intermittent du spectacle. La vie devient moins fatigante.

Entre-temps, " Demain n’existe pas " a été envoyé à une dizaine d’éditeurs, dont le Seuil, qui n’y est pas insensible. Je retravaille l’écriture et procède à un second envoi. Le Seuil ne donne pas suite mais Tania Capron, du Serpent à Plumes, me téléphone. On prend rendez-vous. Elle est intéressée, mais le roman demande à être travaillé. Je m’y remets, mais pas tout de suite. J’écris d’abord un scénario (de plus en plus mordu par toutes les formes d’écriture, j’avais suivi un stage d’écriture de scénario). Puis je remanie le roman en fonction de ce scénario et des nouvelles données qu’il apportait. J’envoie cette seconde mouture , intitulée " Le sixième doigt ", à Tania Capron en 1999. ça n’allait pas non plus. Au revoir et tant pis. J’en avais assez de ces personnages et je n’étais pas loin de vouloir en rester là. D’autant plus que, sérieusement dévoré par le virus de l’écriture, j’avais entamé deux autres romans. Mais ma compagne, à qui je ne rendrai jamais assez justice, me poussa à faire l’effort de travailler une dernière fois sur ce roman. Je réfléchis donc au problème. Retravailler, pourquoi pas -après tout, c’est vrai qu’un contact de cette importance avec une maison d’édition, ce n’est pas rien- mais retravailler quoi ? Dans quelle direction ? Plus ça allait, plus j’étais persuadé que ce qui clochait dans ce roman, c’était qu’il avait été écrit en plusieurs parties, à des époques différentes de ma vie, puis remanié à coups de copier-coller… Je décidai alors de le réécrire d’un seul jet, de la première à la dernière ligne, sur la période la plus courte possible… mais pas tout de suite. Un directeur de compagnie venait de me commander une pièce de théâtre d’après la vie et le livre " Ecrits de prison " de Léonard Peltier. Je m’attelai à ce travail et, dans la foulée, récrivis intégralement " Braquages " début 2001.

La pièce, " Ma vie est ma danse du soleil ", dont j’ai aussi composé la musique, a été jouée à Avignon et une tournée est en préparation. " Braquages " a été accepté et certains d’entre vous l’ont aujourd’hui entre les mains. Le second roman est fini et devrait paraître début 2003, 17 chansons, un court-métrage, une seconde pièce de théâtre et un troisième roman sont en préparation.

La gauche, elle, après avoir réinventé la monarchie, réinvente le libéralisme.

Je n’ai toujours pas lu Bourdieu, mais je crois que je vais m’y mettre.


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Re: Roux Christian - (1963)

Message par edmond Gropl le Dim 11 Oct - 17:56

Avec son groupe Nicri, Il chante
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Re: Roux Christian - (1963)

Message par txoa le Dim 11 Oct - 22:51

Un petit côté Noir Désir, c'est bien...
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