Traqué - William Friedkin (2003)

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Traqué - William Friedkin (2003)

Message par stalker le Dim 20 Sep - 2:34

L.T. Bonham, un ex-entraîneur des forces spéciales, vit retiré dans les forêts de l'Oregon. Lorsqu'un agent du FBI vient lui demander de l'aide sur une affaire de meurtres perpétrés sur des chasseurs dans la forêt de l'Oregon, il accepte de se rendre sur les lieux du crime.
L.T. a l'intuition que ces assassinats ne peuvent avoir été commis que par un seul homme : Aaron Hallam, un de ses anciens élèves, le meilleur. S'engage bientôt un redoutable jeu du chat et de la souris.




Je cherche encore le rapport entre cette traque et le jeu du chat et de la souris. A croire que l’auteur du synopsis n’avait pas vu le film en le rédigeant. Le jeu de l’homme et de l’homme, oui, sans doute, mais mettre ce carnage sur le compte des animaux est hors propos. Même si la vie des bêtes tient une certaine place dans ce film, il s’agit bien ici d’une histoire humaine – et d’un navet américain, entre nous soit dit.

L’exemple caractéristique qui laisse courir, encore et encore, à juste titre, la mauvaise réputation du cinéma d’action US. Tout ça pour ça. Tous ces moyens pour un film aussi misérable ; tout ce fric jeté par les fenêtres ; tous ces gens qui cautionnent le navet en allant le découvrir dans les salles et en amortissent ainsi le coût, et l’oublient dans la minute qui suit leur sortie des salles ; toutes ces entrées et ces DVD qui vont justifier le fait qu’on en réalise d’autres ensuite, encore et encore, sur le même principe et pour le même résultat navrant. Tout ça pour trois gueules de comédiens en sueur et en sang, et des cascades, et une collection d’invraisemblances, et un scénario lamentable, et des dialogues d’analphabètes, mal mis en scène par le réalisateur de L’exorciste, en 1974, vraisemblablement à court d’idées et épuisé. C’est un peu comme ces formations musicales qui, après deux ou trois succès planétaires, ne subsistent ensuite que grâce à leur nom, et non plus par la qualité de leurs créations. Il faut sans doute savoir s’arrêter à un moment donné. Ou bien dire stop à l’auteur : « William, je te rappelle que l’heure de la retraite a sonné et que tu n’as, de toute évidence, plus rien à dire, alors ce n’est pas pour te foutre dehors, hein, mais si tu pouvais te diriger gentiment vers la sortie... »
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