La mémoire dans la peau (saga Bourne, partie 1) - Doug Liman (2002)

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La mémoire dans la peau (saga Bourne, partie 1) - Doug Liman (2002)

Message par stalker le Lun 10 Aoû - 3:42

Sur la côte adriatique, un petit bateau de pêche repère le corps inanimé d'un homme ballotté par les flots. Des marins s'empressent de le repêcher. Portant des traces de balles dans le dos, cet homme à l'identité inconnue a miraculeusement survécu, mais il ne se souvient plus de rien. Même pas de son nom. Et encore moins des raisons pour lesquelles on a tenté de le tuer.
Toutefois, un indice subsiste : de sa hanche est extraite une petite capsule holographique indiquant un numéro de compte à Zurich. L'inconnu se rend alors dans une banque suisse afin de faire la lumière sur son identité. Une fois sur place, il découvre dans un coffre-fort une mallette contenant plusieurs milliers de dollars, un pistolet, un passeport au nom de Jason Bourne et six autres documents d'identité de diverses nationalités. Ce dernier s'aperçoit bientôt qu'il est suivi à la trace par une mystérieuse organisation.




Traqué et pris au piège à Zurich, Jason Bourne (Matt Damon), parvient à s’enfuir grâce à Marie (Franka Potente), une inconnue qui acceptera de le conduire à Paris contre la somme de 10000 dollars. Le voyage aura lieu en Austin Mini rouge. Parvenus dans la capitale, Marie décidera de ne pas quitter Bourne comme convenu. Simultanément, le visage de la fille s’affiche sur les nuées d’écrans des services secrets américains, aux côtés de celui de Jason Bourne à la recherche de son identité et de son passé.

Cette première partie de la saga consiste donc essentiellement en une cavale éprouvante, et s'enchaînent toutes les courses poursuites, cascades, escalades de façades glissantes, coups de feu, surprises, suspense, sauts dans le vide, etc, qu’un tel scénario peut impliquer.

Pour les amateurs du genre, c’est un régal. Tous les codes du film d’espionnage sont exploités, sans surprise ni déception. La caméra joue le jeu, ainsi que le montage et les effets spéciaux qui riment avec. Les scènes filmées à Paris montrent Notre-Dame en arrière-plan, quand ce n’est pas la tour Eiffel ou la Défense (y a-t-il autre chose à voir à Paris ?). La musique est omniprésente, électro-bidouillage-pop, on ne souffle presque pas. C’est réussi. Si jamais vous avez une visite d’huissier le lendemain, vous allez l’oublier pendant deux heures.

JB, comme le whisky ou comme James Bond. Ce sont les réactions de plein d’internautes au sujet de Secret défense qui m’ont guidé vers Bourne, puisqu’il semblait que Philippe Haïm s’en était inspiré pour nous pondre son clip anti-terroriste au sirop de grenadine. C’est bien le cas, par tous les aspects que j’énumère plus haut, avec quelques sophistications Bonux dans Secret défense. Mais si Bourne est loin de casser des briques (quoique, je ne suis pas certain que ça l’arrête…), Secret défense se situe à mon sens bien en-dessous, précisément parce que c’en est inspiré. Et un film d’action médiocre qui inspire un autre film d’action, des Etats-Unis vers la France, ça donne en général une jolie daube pleine de paillettes et de colorants (dans le sens inverse aussi, vous me direz). Ici, c’est une évidence.

Je regarderai peut-être les deux autres parties de la saga (en cas d’huissier). Restera l’autre inspiration avérée de Secret défense : Mensonge d’Etat.
Also the States.
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