The New York Ripper - Lucio Fulci (1982)

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The New York Ripper - Lucio Fulci (1982)

Message par Varg le Ven 31 Juil - 14:43



De jeunes new yorkaises sont éventrées par un personnage qui parle comme Donald Duck. Chargé de l'enquête et sans aucune piste, le lieutenant de police Williams fait appel à un psychiatre, le Dr Paul Davis, pour tenter d'établir un profil psychologique du ou de la tueuse.

Ce qui est bien tant qu'on n'est pas sur une île déserte c'est qu'on peut regarder de mauvais films sans avoir l'impression de trop rater quelque chose, à part l'heure et demie de sommeil qui, de toute façon, ne venait pas.

Fulci est un (petit) maître de l'horreur italien, quand ce cinéma apportait quelque chose, ce qui ne nous rajeunit pas. Lo squartatore di New York appartient au genre dit giallo, typique de la péninsule, c'est-à-dire une combinaison de cinémas policier, fantastique, horrifique et érotique, selon des proportions qui varieront avec les cinéastes et leurs influences (Bava, Argento, Lenzi, etc.) Ici, la composante fantastique est absente, la composante érotique se porte plutôt bien et l'aspect policier a quelques vapeurs. Quant à l'horrifique, Fulci le porte assez loin, de façon très crue, mais c'est aussi une loi du genre : armes blanches, rasoirs et tessons de bouteilles sont à l'honneur, leurs trajectoires et résultats étant montrés de plus en plus en gros plan à l'écran à mesure de l'avancée du métrage.

Celui-ci s'organise autour d'une fausse piste finalement assez bien exploitée par le scénario même si la disparition de ce suspect rend alors totalement évidente la véritable identité du tueur. Tout ceci apparait aujourd'hui assez plat et quelconque mais il reste deux ou trois jolies scènes de terreur suggérée qui sont un vrai délice : l'une concerne une jeune femme que le tueur surprend dans une voiture sur le ferry vers Staten Island. D'abord mise en confiance, celle-ci comprend ce qui va se passer et tente de fuir par la portière côté passager... qui malheureusement ne s'ouvre qu'en partie et pas suffisamment, coincée contre la paroi du ferry. L'autre scène très efficace nous présente une bourgeoise new yorkaise à l'affut d'expériences sexuelles différentes (qu'elle prend soin d'enregistrer sur un dictaphone pour les donner à écouter à son mari) et qui se retrouve ligotée aux barreaux d'un lit dans un hôtel miteux, avec à ses côtés, endormi, un homme dont la radio donne au même moment le signalement comme étant l'Éventreur qui sévit. Quelques minutes de frayeur et de panique parfaitement rendus par Alexandra Delli Colli, l'actrice qui tient le rôle. C'est à peu près tout ce qui reste de ce slasher qui, comme souvent dans le cinéma italien de ce genre, pêche par la médiocrité du jeu et de la direction d'acteurs.

Jugé offensant pour les femmes pour ce côté violence gratuite et sadique qui est le sien, ainsi que ses complaisantes longueurs et langueurs érotiques, The New York Ripper ne resta pas très longtemps à l'écran et passa assez rapidement en exploitation VHS. Il y avait sans doute mieux à faire pour moi mais surveiller toute la journée un bambin de 18 mois qui change d'activité (et de bêtise à commettre) toutes les 30 secondes, ne permet guère un machin trop intellectuel le soir.

Pas de vignette frontale, le film ne le mérite pas.
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Varg

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