Cook, Robin - Bombe surprise (1963 - Rivages 1997)

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Cook, Robin - Bombe surprise (1963 - Rivages 1997)

Message par edmond Gropl le Sam 27 Juin - 13:21



"La porte s'ouvrit lentement et un homme en blouse blanche entra, éclairé par une faible lumière venue du couloir, qui laissait son visage dans l'ombre. L'homme porta son index à ses lèvres. - Chut ! ordonna-t-il. Alors, on se sent mieux ? - Je ne suis pas fou, je suis policier, j'appartiens aux services spéciaux. Je lutte contre un complot fasciste ! Mes supérieurs ont tous perdu la tête, ou bien ce sont des traîtres... - Oui, je vois, paranoïa aigüe."
"Le ton général de l'ouvrage est léger, humoristique, pince-sans-rire, mais ne perd jamais ni de sa virulence ni de sa causticité. Robin Cook y brocarde les tentations fascistes de factions de l'époque (le livre a été écrit en 1966). Les éclosions du National Front et de son homologue français, quelques années plus tard, vont rendre moins dérisoires et moins négligeables les avatars et autres péripéties burlesques qui traversent bombe surprise." (Pierre Bertin, 813)


Ce roman a été précédemment édité chez Joelle Losfeld en 1993. C'est le second de Robin Cook, deux ans après Crème Anglaise (Série noire).
C'est un roman burlesque, ce qui est étonnant quand on ne connait comme moi que ses romans plutôt funèbres. Les situations et les personnages sont extravagants mais le fond est fortement ancré dans la réalité politique, historique et sociale. En gros, ça raconte, à travers l'itinéraire d'une dizaine de personnages tous déjantés, la tentative de coup d'état à Londres d'un parti néo-fasciste. Le scénario est plutôt décousu avec quelques blancs.

Mais ça fonctionne très bien pour une bonne raison : Robin Cook est un gars qui écrit avec une force unique. Même sur ce roman que l'on pourrait qualifier de secondaire, je suis frappé par la puissance évocatrice de certaines scènes, la perfection de ses descriptions et de ses dialogues et la profondeurs de ses personnages, aussi idiots qu'ils puissent paraître. Voyez-vous, j'aime beaucoup les scènes de bar (ou de pub), dans ce roman, sur quatre pages, une des meilleures descriptions de bar et de ce qu'il s'y trame, de ce qu'il peut potentiellement s'y comploter qu'il m'ait été donné de lire. Autre bonus, la formidable mise en scène de ce qui me semble être une spécialité Britannique, c'est à dire la presse pourrie (c'est peut-être pas mieux ici...).

Ma conclusion: Un roman moyennement très bon d'un grand écrivain du noir dont le but était peut-être de faire rire jaune avec le fascisme.
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