Scerbanenco, Georgio - Le sable ne se souvient pas (Rivages 2003)

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Scerbanenco, Georgio - Le sable ne se souvient pas (Rivages 2003)

Message par txoa le Sam 20 Juin - 17:42



Été 1960. Dans l’aube naissante, un homme est étendu sur une plage du Nord de l’Italie. Il a une blessure à la gorge. Debout, une jeune femme contemple son cadavre. « Ça devait arriver », pense-t-elle. Elle ramasse un couteau, l’arme du crime, et le jette à la mer, puis elle prend la fuite. Elle repart chez elle, en Allemagne. Quelques heures plus tard, des carabiniers trouvent le corps du jeune sicilien. Le vent a déjà effacé les empreintes de pas sur le sable. Le sable ne garde rien en mémoire. Le sable ne se souvient pas…


Nous voilà rendu dans la région de Venise, nord de l'Italie qui attire des "méridionaux" (les siciliens) pauvres. Qui a tué ? Roberto, fils d'intellectuel instable, un mafieux sicilien, un repris de justice, une touriste allemande ? Un flic amoureux d'une belle dépressive,elle même amoureuse de Roberto va enquêter.

La réussite de ce roman tient à ce que, jusqu'au dernier moment, on ne sait qui a commis l'irréparable. C'est un roman bien construit, quoique un peu long.

Mais il y a Scerbanenco qui a une vision toute particulière de ses compatriotes: les siciliens sont tour à tour, violents, mafieux, frustres, pour les hommes. Les femmes, quant à elles, sont forcément de mauvaise vie.

Il y a Roberto, décrit comme névrosé (ça revient souvent). La névrose selon l'auteur n'a rien à voir avec ce qu'elle est, un dérèglement psychopathologique, mais bien un trouble qui renvoie à des considérations morales imbéciles.

Il y a des passages hallucinants:
« A l'école de police, il avait déjà vu des types comme lui, dans les livres ou dans les prisons. (...) Autrefois, les délinquants, les assassins avaient un physique de délinquant ou d'assassin: exactement comme Romeo Prasin. Mais aujourd'hui, les délinquants, même les plus désespérés, peuvent avoir n'importe quel physique et appartenir à n'importe quelle catégorie sociale. »


« Un allemand sérieux est rigide, dur et inexpressif comme un tank à l'arrêt. »

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