Southland tales - Richard Kelly (2006)

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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par novi le Jeu 30 Avr - 18:11

Un tour d'europe en Cox, faut étre maso au dernier stade de la pathologie...
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par Varg le Jeu 30 Avr - 18:44

novi a écrit:Un tour d'europe en Cox, faut étre maso au dernier stade de la pathologie...

Il ne faisait pas un tour d'Europe, il voyageait beaucoup, au gré des gens qui pouvaient l'accueillir avec sa femme du moment. Hormis la prison, il n'a jamais pu se poser à un endroit (sauf en Espagne, à la fin...) et comme il a toujours crevé la dalle jusqu'à l'écriture du Cycle de Harlem il a toujours vécu à droite à gauche chez les gens qui l'aimaient bien. Un vrai nomade novi !

Il tenait à sa Cox parce que c'était la première voiture neuve (et le première chose qu'il ait acheté avec ses premiers droits d'auteur de La Reine des Pommes) qu'il a pu se payer dans sa vie.
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par novi le Jeu 30 Avr - 19:11

Avec un tel profil, voila un homme qui est donc totalement absous de tout misérabilisme existentiel ... impressionnant !

Etonnant aussi, la Cox disponible d'outre-atlantique différe beaucoup de celle que nous avons connu sous nos cieux et n'a jamais été homologuée de ce fait.
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par txoa le Jeu 30 Avr - 20:47

C'est vrai mais c'est d'autant plus étonnant que c'est exactement la même, modèle ancien avec parebrise plat.
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par stalker le Dim 3 Mai - 2:55

novi a écrit:Peut-étre devrait-on dissocier plus souvent l'auteur de son oeuvre...et ce dans bien des cas.
Tout à fait d'accord avec toi.
Cela dit, je me demande comment tu réagirais si on te dissociait de ton oeuvre.
Pire : si on venait à ne parler que de ton oeuvre et pas du tout de toi.

Je pense que la dissociation n'est pas envisageable, dans certains cas. Si on la faisait, on briserait quelque chose d'essentiel. Des auteurs comme Dantec, Manchette, Houellebecq, Pagan, Ellroy ou McCarthy, entre beaucoup d'autres, ont écrit des livres qui étaient des excroissances d'eux-mêmes, et non simplement des récits de fiction ou des aventures qui répondaient aux codes d'un genre déterminés et point-barre.
Pour K. Dick, je pense que c'est le cas. Dissocier revient un peu à amputer l'auteur de plusieurs membres.
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par stalker le Dim 3 Mai - 3:02

novi a écrit:
Etonnant aussi, la Cox disponible d'outre-atlantique différe beaucoup de celle que nous avons connu sous nos cieux et n'a jamais été homologuée de ce fait.

Txoa a écrit:C'est vrai mais c'est d'autant plus étonnant que c'est exactement la même, modèle ancien avec parebrise plat.

Message reçu.
On va ouvrir un fuseau Cox sur le forum.
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par novi le Dim 3 Mai - 11:41

stalker a écrit:
novi a écrit:Peut-étre devrait-on dissocier plus souvent l'auteur de son oeuvre...et ce dans bien des cas.
Tout à fait d'accord avec toi.
Cela dit, je me demande comment tu réagirais si on te dissociait de ton oeuvre.
Pire : si on venait à ne parler que de ton oeuvre et pas du tout de toi.

Je pense que la dissociation n'est pas envisageable, dans certains cas. Si on la faisait, on briserait quelque chose d'essentiel. Des auteurs comme Dantec, Manchette, Houellebecq, Pagan, Ellroy ou McCarthy, entre beaucoup d'autres, ont écrit des livres qui étaient des excroissances d'eux-mêmes, et non simplement des récits de fiction ou des aventures qui répondaient aux codes d'un genre déterminés et point-barre.
Pour K. Dick, je pense que c'est le cas. Dissocier revient un peu à amputer l'auteur de plusieurs membres.

Trés intérèssant, d'autant s'il s'agissait d'une réflexion du lectorat qui semble-t-il aime à se retrouver dans ce genre de rapport ( les éditeurs et le monde littéraire l'ayant aussi bien compris ). Mais si l'on veut étre honnête ; est-ce réellement le point de vue des auteurs ?

Je ne parlerai pas bien entendu de cette frange du lectorat qui s'essaie à écrire, s'imaginant que cela est un chemin pour la célébrité - une consécration pour eux - et donc une voie vers une certaine bonne fortune : ceux-là n'ayant rien à dire si ce n'est recopier du déjà fait avant eux ...mais en réalité pour des auteurs ayant déja produits des bouquins. Personnellement, je n'en fréquente point n'allant point sur les salons, et je n'en sais donc rien, mais je suis dubitatif !

Pour le deuxiéme paragraphe, n'est-ce pas là pour des auteurs ; la voie royale vers la mythomanie, la mégalomanie, le délire même ( Dantec, BHL, Houellebeck,etc )

Cela dit, je me demande comment tu réagirais si on te dissociait de ton oeuvre.
Pire : si on venait à ne parler que de ton oeuvre et pas du tout de toi.


Ce serait génial car je pourrais disparaitre de façon à étre plus subversif encore au niveau de mes sources !!!

Il est clair que tant que je reste un producteur de polar underground, relaté ci et là sur le web par des lecteurs indépendants et libres d'esprits, ma littérature peut espérer une petite notoriété relativement tranquille faite d'un public qui se repasse l'adresse de bouche à oreille et que dans ce cas la posture obligée de celui qui doit vendre lui-même sa production n'est pas vraiment génante, juste désagréable parfois à cause de l'exposition outranciére qui en résulte.

J'ai eu ce débat un peu houleux au départ de la discussion avec ma nouvelle éditrice qui en toute bonne volonté commerciale a éte tentée de jouer l'aspect de l'auteur qu'on peut rencontrer, photo médiatique tout ça et j'ai refusé tout net en lui expliquant vers quel mur on allait tout droit... imaginez une seconde le gars Novi chez Piccouly ou Ruquier en train d'expliquer la nature même de sa prose, le bon gag...je vois bien aussi un débat avec BHL et Houellebeck sur la nature profonde de la subversion coté manouche des bords de Loire...

J'essaie de voir les choses avec sincérité pour ma part vu le dilemme actuel pour tout auteur devant se situer pour exister dans le marasme éditorial ; comment produire un ouvrage sans se trahir, sans se corrompre et arriver ainsi à s'inscrire dans quelque chose de plus intemporel et existant que les paillettes qu'on nous proposent : un voeux pieux quoi !
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par stalker le Dim 3 Mai - 20:41

Un article assez consistant sur Southland tales ICI
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par Varg le Dim 3 Mai - 20:57

Merci pour le lien.

D'où il ressort qu'il faut voir le film plusieurs fois, avoir lu les BDs au préalable, connaître un grand nombre de références cinématographiques auxquelles fait allusion Kelly, bien connaître l'œuvre de Dick, notamment Coulez mes larmes, dit le policier, savoir ce que représentent certains acteurs dans le monde actuel (puisqu'il sont pris à contre-emploi ou en parodie...). En plus cet article ne donne qu'un aperçu...

Bref, cinéma hyper référentiel donc élitiste... Pas étonnant qu'il ait fait un flop partout dans le monde (gain worldwide $356,408 !!!).
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Re: Southland tales - Richard Kelly (2006)

Message par txoa le Lun 18 Mai - 17:39

Je n'ai pas aimé ce film. Ca part bien et puis ça se boursoufle, se boursoufle... Tout est tellement sérieux, aucune ironie, pas de distance. Il y avait de quoi rendre attachant ce boxer Senderos avec ses crises d'anxiété, se mains qui le trahissent mais non, c'est too much tout le temps... A vous lire je m'attendais à un truc très philosophique comme 2001, dur à empanner mais crédible dans la réflexion et je me suis retrouvé face à un film fait par un gars qui aurait découvert K.Dick et une conscience politique d'ado.
Mais je vais mater Donnie Darko, un de ces 4.
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