Dragon rouge - Brett Ratner (2002)

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Dragon rouge - Brett Ratner (2002)

Message par stalker le Lun 9 Mar - 19:07



Trois ans après avoir arrêté le docteur Hannibal Lecter, Will Graham vit paisiblement avec sa femme et son fils en Floride. Les blessures physiques que lui a infligées ce dangereux criminel ont disparu, mais il garde encore quelques séquelles psychologiques de sa rencontre avec lui. Cette mauvaise expérience l'a amené à se retirer du FBI.
Un jour, son ancien patron vient lui rendre visiste. Il a besoin de son aide pour traquer un tueur en série connu sous le nom de "la petite souris". Ce dernier a déjà massacré deux familles durant des nuits de pleine lune. Le FBI ne dispose que de quelques jours avant qu'il ne frappe à nouveau. Will ne se sent pas prêt à reprendre du service, mais a-t-il réellement le choix ?
Afin de comprendre les motivations de ce tueur, il se voit contraint de demander l'aide du docteur Lecter, qui se trouve au centre de détention psychiatrique de Baltimore.


*


Dans la trilogie, Dragon rouge précède Le silence des agneaux. Elle se ponctue par Hannibal. Je pense qu’on a tous vu ces films, tirés de l’œuvre de Thomas Harris. Cette première partie de la trilogie avait déjà été adaptée à l’écran par Mickael Mann, avec Le sixième sens (1987), à ne pas confondre avec Sixième sens, de Night Shyamalan. Première version autrement mieux réalisée que Dragon rouge, par ailleurs.

En dépit de la distribution remarquable (Edward Norton, Ralph Fiennes, Anthony Hopkins, Harvey Keitel, Emily Watson…), ce film reste un produit du genre, dans le sens tiré d’un moule déjà usé. Nous y trouvons tous les codes du thriller et la recette récitée à la lettre, sur les traces du Silence des agneaux, précisément.

Peu d’intérêt, donc, sauf si l’on souhaite se faire un thriller de chez thriller, s’immerger dans une ambiance pompeuse, retrouver les nœuds clichés et les rebondissements déjà vus ailleurs ; suivre une histoire assez bien orchestrée et se vider le crâne pendant deux heures. Ce sont des choses qui arrivent, n’est-ce pas. De ce point de vue-là, Dragon rouge est efficace. La sauce prend, même si on en connaît déjà le goût par cœur. Il reste évident que le réalisateur et la production n’ont pas envisagé une seule minute d’apporter une once de pertinence formelle au film, ni bien sûr une touche un tant soit peu personnelle. Le schéma se retrouve dans la littérature homonyme, cela dit. On doit pouvoir appeler le phénomène « serial thriller », compte tenu de la ressemblance des livres entre eux, et se demander si tout ceci est bien nécessaire ; s’il ne s’agirait pas là d’une forme de gaspillage, de sur-production, dans lesquels se trouvent pris le lecteur autant que le spectateur, en tant que vulgaires consommateurs. Et certains auteurs en tant que vulgaires fabricants.

Rien de nouveau dans cette remarque. Rien de nouveau ici bas.
On rabâche, on imite, on remake, on re-matte.
Ah c’qu’on s’emmerde ici.
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