Histoires de style

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Re: Histoires de style

Message par novi le Dim 8 Fév - 23:07

Tu critique un genre de polar qu'il faudrait mieux définir, d'ailleurs qu'elle est ta définition du polar? Qu'est-ce qu'un bon polar?

Je suppose que c'est subjectif au possible, lorsque je lis les gouts et les couleurs de mes contemporains forumeurs et que je me dis que ceux que le genre ne satisfait plus, se contentent de plus en lire. On parle de plus, de déclin littéraire français et ce n'est pas moi qui le dit.

Pour ma part, je ne suis guére bon client quand la plupart des forumeurs le sont relativement ; tant mieux, ça fait vendre des livres et cela profite à tous le monde.

Pour preuve, j'ai vendu mon livre à mes pires détracteurs sur des forums, ils ne m'ont pas plus apprécié pour autant ensuite mais ont dit publiquement que le bouquin était bon, s'ils l'ont fini en entier ! Remarquez !

Je n'ai pas d'explication à çà, à part me dire que je devrais fermer ma gueule, jouer les mystérieux inapprochable.

Lorsque j"étais "que" lecteur, c'était beaucoup plus simple. Là, je connais un peu l'envers du miroir et cela fausse forcément ma vision. Je me rends compte que tous les livres sont à lecture variable, nous y piochons ce qui nous arrange, et en cela au moins, je ne dois guére différer des autres lecteurs.

Voila, cher Drone, pour tenter une réponse honnête.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Lun 9 Fév - 16:36

Il ne s'agit point de style, mais d'un débat proche qui fait débat chez les auto-édités :

"""""""Voici un texte de Gabriel Cohn-Bendit

"- L'orthographe c'est secondaire !

L'orthographe a été, et est toujours, mon problème, un problème très concret avant que d'être théorique. J'ai souffert de ce que l'on mette de mauvaises notes à mes devoirs de français, d'histoire ou de philo à cause de mon orthographe déplorable. Je fais toujours des fautes. Je suis pourtant un très grand lecteur et je n'ai pas appris à lire avec la méthode globale; enfin, je pense avoir à dire et à écrire des choses de quelque importance. Il faut s'opposer avec fermeté aux discours des ministres successifs de l'éducation nationale et aux chantres du « Tout fout le camp, les enfants ne savent plus écrire ni lire, il faut rétablir l'autorité, la dictée, les problèmes de robinets qui remplissent des baignoires qui se vident et tout rentrera dans l'ordre. »

J'affirme haut et fort que le contenu est plus important que la forme, pour nous tous, gens du commun, qui n'avons pas décidé d'être écrivains et encore moins poètes. Pour les obsessionnels de l'orthographe, c'est exactement le contraire : «Tu écriras ce que tu as à dire quand tu seras capable de l'écrire sans fautes ». Heureusement que ce n'est pas à l'école que l'on apprend à parler, on serait encore muet à dix ans.

Certaines langues, comme l'italien, ont fait une vaste réforme, et le fait de se dire filosofo n'a pas tué la pensée en Italie. Quant aux malades qui vont chercher leurs médicaments dans une farmacia, ils guérissent comme en France. Le chiffre 7 se dit et donc s'écrit sette, bien qu'il ait pour origine le mot latin septem. J'ai donc été longtemps un farouche partisan de réformes profondes de cette orthographe qui me faisait tant souffrir. Aujourd'hui, je pense que le combat important est d'abord et avant tout celui qu'il faut mener contre l'obsession orthographique.

Il faut dire aux jeunes que l'orthographe française est difficile et incohérente, mais que petit à petit on arrive à faire moins de fautes, en tout cas pour les mots et les phrases que l'on utilise le plus fréquemment. Ce qui veut dire certes que l'on corrige les fautes, mais qu'on n'en fait pas tout un plat. Le correcteur de mon ordinateur, qui est d'une inculture à faire frémir tous nos académiciens, m'en corrige beaucoup, il les souligne même en rouge, sans me traiter de tous les noms comme jadis mes professeurs. Enfin, ma compagne depuis bientôt plus de quarante-huit ans, corrige celles, et elles sont encore nombreuses, que laisse l'ordinateur ; pour les dernières, car il en reste toujours de ces petites bêtes, elles sont corrigées par des professionnels dans les maisons d'édition. Où est le drame ?

Il faut donc affirmer haut et fort que si l'on pense avoir quelque chose à dire et à écrire, il faut le faire même si on fait des fautes. C'est en écrivant qu'on améliore son orthographe et non en faisant des dictées. Etre bon en orthographe n'est une preuve de rien. De même qu'un prof de fac misogyne nous a dit un jour en cours: «Moi, j'ai une femme qui parle sept langues pour ne rien dire », on pourrait affirmer: «Lui, il écrit sans la moindre faute des textes sans le moindre intérêt ».

Non la grammaire d'une langue et l'orthographe ne sont pas une seule et même chose. Et c'est bien là le problème. En français le nom est en règle générale invariable à l'oral. On dit « chien » au singulier comme au pluriel, c'est l'article qui porte la marque du pluriel : « le » devient « les » et ça s'entend. Voilà pourquoi tant de gosses oublient le « s » du pluriel des noms qui aurait pu ne pas être. Oui les verbes sont invariables, à l'oral, aux trois premières personnes du présent ; on dit « chante » et ce sont les pronoms « je » « tu » « il » qui indiquent la personne, voilà pourquoi les enfants oublient le « s » de la deuxième personne qui aurait pu ne pas être, et à la troisième personne du pluriel on dit toujours « chante » voilà pourquoi les mêmes enfants oublient « nt ». Et je pourrais citer encore de nombreux exemples. Pourquoi distinguer le futur du conditionnel à l'écrit, alors qu'on ne le fait pas à l'oral ? Et les fameuses règles de l'accord du participe... En allemand les noms ont un pluriel et ça s'entend à l'oral, der Hund (le chien) devient die Hunde. Chanter aux trois premières personnes du présent donne ich singe, du singst, er singt, et ces terminaisons s'entendent.

La codification de la transcription écrite de notre langue a été faite pour la rendre difficile au plus grand nombre. Il faut le savoir.

Alors c'est vrai, aujourd'hui je ne me bats plus pour une réforme de l'orthographe. Mais faisons de l'orthographe un accessoire, qui a ses charmes, ses curiosités mais surtout ses absurdités, et non l'un des « fondamentaux » de notre école, et que l'on arrête de nous bassiner avec le fait qu'une orthographe correcte serait le signe d'un être cultivé et que la grandeur et l'importance d'une civilisation et d'une culture sont inversement proportionnelles au nombre de fautes d'orthographe que font les enfants et les adultes."


Je suis trés dubitatif ?
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Lun 9 Fév - 23:22

novi a écrit:
(...)
La codification de la transcription écrite de notre langue a été faite pour la rendre difficile au plus grand nombre. Il faut le savoir.
(...)

Ah, tiens, je ne savais pas...
Mais je comprends mieux pourquoi, en ces temps où les valeurs de la langue se perdent, n'importe qui se sent en mesure d'écrire un roman.

A travers nos remarques, nul n'a dit que l'orthographe primait sur le contenu du texte. Il a juste été noté qu'un texte sans faute à toutes les lignes (voire quatre ou cinq fois par ligne) était tout de même beaucoup plus digeste qu'un texte corrigé.
On appelle ça la finition. Elle me semble indispensable quand on envisage d'(auto)éditer un bouquin, qu'il soit fini de ce point de vue aussi. Mais je répète des choses qu'on a déjà dites précédemment. On tourne en rond.

La langue se transforme, bien sûr. L'écriture se transforme aussi, par ailleurs.
Il est plus facile d'approuver les transformations de la langue, et de les cautionner en pratique, que de se pencher sur la question de l'écriture. C'est bien joli de dire que l'orthographe c'est secondaire, mais le fond ne vient pas immédiatement après l'orthographe. Entre les deux se trouve l'écriture (le style, le revoilà), c'est à dire la méthode adoptée par un auteur pour livrer son récit.
Ce n'est ni une question d'orthographe, ni une question d'intérêt de l'histoire elle-même. C'est simplement ce qu'on appelle la littérature. Autrement dit, beaucoup de travail et d'investissement de l'esprit : la façon de raconter une histoire. La manière de prendre le lecteur aux tripes dès le premier paragraphe. Les méthodes imperceptibles ou absolument évidentes, employées par un auteur pour t'embarquer dans son trip, dans sa vision du monde et des êtres qui s'agitent à la surface pour survivre.

Alors une histoire peut être intéressante en soi, bien sûr, mais elle peut devenir pénible, voire laborieuse, si elle est mal racontée, mal écrite, ou simplement correctement écrite (comme une dissertation), c'est à dire lisse, si l'auteur a négligé d'y livrer ses tripes.
L'écriture, c'est comme une matière qu'on envisage de travailler pour en extraire une forme qui va ensuite véhiculer un fond (si la forme est suffisamment efficace, car dans le cas inverse, elle passera inaperçue, puisque noyée parmi les formes académiques, pompeuses, lisses, vaines).
Limbes a pris cet exemple en sculpture, récemment, en citant Giacometti (un petit détour par la rubrique "arts plastiques" du forum s'impose peut-être pour ceux qui ne connaissent pas - ce n'est pas un hasard si cette rubrique existe). Sachant que Giacometti est mort en 1966, ce qui signifie que, depuis, d'autres formes ont vu le jour, sans cesse plus audacieuses, voire extrêmes et dérangeantes, surtout pour le profane qui sera toujours le premier à dire : "bah, ceci n'est pas de l'art..."
Et pourtant, l'histoire de l'art suit son cours, indifférente aux regards profanes et aux praticiens classiques qui continuent aujourd'hui encore de livrer des sculptures lisses, souvent très influencées par des maîtres morts depuis un siècle ou deux.
En écriture, c'est la même chose.
C'est toujours le style qui a fait la différence. Et non pas l'orthographe, effectivement, ni l'intérêt potentiel d'une histoire dénuée de style.

Ou de chaleur.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Mar 10 Fév - 0:10

Limbes a pris cet exemple en sculpture, récemment, en citant Giacometti (un petit détour par la rubrique "arts plastiques" du forum s'impose peut-être pour ceux qui ne connaissent pas - ce n'est pas un hasard si cette rubrique existe). Sachant que Giacometti est mort en 1966, ce qui signifie que, depuis, d'autres formes ont vu le jour, sans cesse plus audacieuses, voire extrêmes et dérangeantes, surtout pour le profane qui sera toujours le premier à dire : "bah, ceci n'est pas de l'art..."

Je suis bien obligé de m'incliner, que dis je de me prosterner ! En effet, l'un de mes meilleurs amis peintre-sculpteur mexicain me l'asséne réguliérement.

A travers nos remarques, nul n'a dit que l'orthographe primait sur le contenu du texte. Il a juste été noté qu'un texte sans faute à toutes les lignes (voire quatre ou cinq fois par ligne) était tout de même beaucoup plus digeste qu'un texte corrigé.

Sur cela, nous sommes d'accord ! Non, c'est plutot l'intégrisme forcené à ce sujet qui m'inquiéte, pour pas dire, m'interroge sur la finalité de vouloir à tout prix, débusquer dans un livre, les quelques fautes résultant de la nonchalance du correcteur mal rénuméré.

Autrefois, c'est à dire avant de vous connaitre, je lisais des livres sans arriéres pensées, tout entier dans l'histoire proposée. Quand aujourd'hui, je me surprends tel un procureur habillé de rouge, à vouloir dépister l'impair ; c'est grave, docteur !
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Mar 10 Fév - 0:35

Quand ça devient maladif à ce point, à mon avis oui, il faut consulter un docteur.
Voire plusieurs, jusqu'à trouver le bon.

Parmi les sculpteurs qui ont un style, j'ai retrouvé celui-ci : Arman - qui a commis pas mal de choses succulentes et inadmissibles à son époque (l'époque est d'ailleurs gravée dans la sculpture elle-même).


Long Term Parking (littéralement “Parcage longue durée”), accumulation de 59 voitures dans 1600 tonnes de béton, 19,5 m x 6 m, 1982, Fondation Cartier, Jouy-en-Josas.


Entre autres exemples de sculpteurs...
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Re: Histoires de style

Message par edmond Gropl le Mar 10 Fév - 10:45

novi a écrit:

Autrefois, c'est à dire avant de vous connaitre, je lisais des livres sans arriéres pensées, tout entier dans l'histoire proposée. Quand aujourd'hui, je me surprends tel un procureur habillé de rouge, à vouloir dépister l'impair ; c'est grave, docteur !

Voila, c'est de notre faute!

Tu peux comparer au blues, je veux bien que certains grands peuvent se permettre des fausses notes, mais en général, les fausses notes, les solos trop techniques, pas inspirés, copiés, trop long etc... ça te fait tiquer... pareil pour un texte.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Mar 10 Fév - 13:23

les solos trop techniques, pas inspirés, copiés, trop long etc...

Exact, dans le blues : c'est carrément rédhibitoire. Ce qui élimine d'office la plupart des gens ayant eu une formation musicale classique. Mon associé est un musicien accompli, capable de faire du Satriani en rigolant, mais se vautre direct sur un triolet de blue notes.

Je crois pour tout dire que dans le blues, la fausse note, on s'en fout, on la recherche même. L'expérience de cafés concerts me fait dire que le public le sait. IL vous laissera jouer, tout occupé à picoler sa biere ou s'avaler un moules frites .....et puis soudain, il sifflera et applaudira spontanément à la premier blue note, au premier vibrato profond; le blues n'est q'un frisson.

Le bluesman se moque bien du succés, du public, du temps qu'il fait : seule la blue note ultime peut le sacraliser.

The thrill is gone ; nothing else
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Mar 10 Fév - 18:37

Une fois, sur Pol'art noir, Gropl avait établi des similitudes techniques entre des membres qui écrivaient sur le forum et des musiciens. C'était surtout des guitaristes, il me semble. Il faudrait que quelqu'un s'attèle à ce genre d'approche avec des violonistes, un jour. Ou des compositeurs.
De préférence contemporains, parce que Satriani et compagnie, là, ça ne nous rajeunit pas, et ça ne rajeunit pas le polar non plus.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Dim 15 Fév - 14:48

Citation :

Thierry Marignac : Envisager l'écriture ?… Qu'est-ce que ça veut dire ?… J'écris, c'est tout. Parce que j'aime ça. Je vais chercher une histoire, et j'essaie de trouver une façon originale de la raconter, c'est tout. Le «style», c'est pour les trous du cul qui se prennent au sérieux. Ceux qui rêvent de l'académie. Je ne cherche qu'à écrire de bons bouquins.

No comment, bien sur .....
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Dim 15 Fév - 19:02

Comme quoi le style est un terme qui peut s'entendre de différentes façons ; d'autant d'oreilles disponibles pour l'entendre que de bouches pour l'employer. Je crois aussi que des lecteurs peuvent aussi ne pas être sensibles, ou réceptifs à la griffe d'un auteur, focalisés qu'ils sont sur l'histoire, l'intrigue, la clé de l'énigme, etc.

No comment donc, oui.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Dim 15 Fév - 19:14

Je crois aussi que des lecteurs peuvent aussi ne pas être sensibles, ou réceptifs à la griffe d'un auteur, focalisés qu'ils sont sur l'histoire, l'intrigue, la clé de l'énigme, etc.

Perso, c'est mon mode de fonctionnement que ce soit en tant que lecteur et auteur.

L'histoire parce que tout comme lui, je revendique la non intrigue, la non énigme ( ras le bol de ce format là et c'est d'en sortir qui est difficile du coup ). L'aventure suffit à un roman, comme un polar. De vraies aventures ! Nous voulons ! Et non plus de ces débilités nombrilistes centrées sur l'imaginaire plus ou moins délirant de l'auteur.

Ce qui m'a étonné, c'est que ce soit un Martignac qui le revendique en ces termes, d'autant qu'il a étè directeur de collection chez Rivages ; il me semble sauf erreur.
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Re: Histoires de style

Message par caroline le Dim 15 Fév - 20:50

Je sais que l'honnêteté intellectuelle n'est pas un principe partagé par tous, mais là c'est mon "travail" qui est concerné, et un auteur, Thierry MARIGNAC, qui me semble mériter un peu plus d'exactitude. Alors l'interview entière dont est extrait le passage précédent (cité sans source et isolé du reste...) est ici : http://duclock.blogspot.com/2009/02/renegade-boxing-club-de-thierry.html
A juger sur pièce avant de tirer des conclusions qui arrangent le crédo de chacun.
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Dim 15 Fév - 21:07

Salut Caroline.
Merci pour ce lien.
La moindre des choses est de citer les sources, effectivement.
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Dim 15 Fév - 21:30

Parmi les moindres choses, Novi, tu aurais pu préciser que Marignac écoutait Alan Vega. C'est quand même pas piqué des vers, puis le monstre était déjà sur la scène à l'heure où on nous enseignait L'avare de Molière et où les punks mangeaient déjà les pissenlits par la racine.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Dim 15 Fév - 21:52

stalker a écrit:Parmi les moindres choses, Novi, tu aurais pu préciser que Marignac écoutait Alan Vega. C'est quand même pas piqué des vers, puis le monstre était déjà sur la scène à l'heure où on nous enseignait L'avare de Molière et où les punks mangeaient déjà les pissenlits par la racine.

Alan Vega, c'est un musicien ?

Toutes mes excuses, je n'avais pas rapporté ce lien, le jugeant sans importance. Seules ces quelques paroles précises, intéréssait notre débat sur le style et non point de savoir qui les avaient transcrites.

D'ailleurs, Marignac dit la même chose sur d'autres supports, on va point tout linker, non plus.

De plus, j'ai pompé cet article avec un moteur sur anomyzer, ce qui rend inopérant le RSS.


Dernière édition par novi le Dim 15 Fév - 23:21, édité 1 fois
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Dim 15 Fév - 22:18

Mouais...
En fait, je crois qu'on pourrait te livrer tous les meilleurs arguments du monde, tu n'admettrais jamais avoir commis une éventuelle coquille, ou maladresse. Tu es décidément trop buté pour qu'une réflexion soit en mesure d'aboutir, puisque le doute et la remise en question sont indissociables de la réflexion.

Un lien ne coûte rien, ici ou là. C'est dans l'intérêt de tout le monde.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Dim 15 Fév - 22:31

Mais si !

J'accepte de plaider coupable du délit de n'avoir pas relater le lien d'un blog de premiére importance et dont ma criminelle négligence à privé les honorables bénèvoles journalistes de la gloire d'étre relaté aux cotés d'un illustre auteur.

Je léve la main droite et je jure sur le web non-libre de ne plus recommencer à me servir d'outils informatique de recherche prohibés.


Dernière édition par novi le Dim 15 Fév - 23:21, édité 1 fois
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Re: Histoires de style

Message par caroline le Dim 15 Fév - 22:49

Tiens, je suis surprise. Je pensais assister à un peu plus d'intelligence.
C'est une discussion sur le style ici, ou je me trompe ? Continuez à vous éparpiller sur le lien et la soi-disant pub que je me fais, ça évite de parler de l'essentiel. Enfin si vous n'arrivez pas à le voir...
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Dim 15 Fév - 23:04

Oh tu ne vas pas nous faire une leçon sur les fuseaux qui s'écartent de leur objet initial, Caroline. Tu connais l'histoire aussi bien que moi, il me semble. Et la question du style, en ce qui me concerne, s'est interrompue dans ce fuseau bien avant que tu y interviennes. Si nous avons l'air de la poser encore ce soir, c'est juste parce que Novi a l'esprit contradictoire et qu'il a jugé nécessaire de copier-coller un passage qui tournait à son avantage sur une question qui lui échappe, simplement.

Par ailleurs, la question du style, je crois qu'on l'avait vachement bien abordée, jadis, sur Pol'art noir première version. On la reprend ici, et pas seulement dans ce fuseau consacré. Elle est partout présente, la question du style. Mise en doute ou revendiquée. Evidente ou pas. Sur ce forum et d'autres. Partout ailleurs.

Petite souris.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Dim 15 Fév - 23:20

Par contre pour préciser mon méa culpa originel :

Avant de décider de n'extraire que trois lignes de cette interview, l'internaute lambda étant encore libre de juger de ce qui lui convient à la ligne prés, pour étayer un débat personnel : j'ai, bien sur, lu cet interview en entier.

Qu'en dire ; Marignac le dit lui même, une interview d'auteur par des fans, ou des journalistes à la botte ou pas, a forcément quelque chose de gavant, pour pas dire fat. Nous ne sommes pas tous des serviles ( son mot à lui ) aptes à nous prosterner devant la parole sacrée de l'auteur consacré et je remercie donc msieur Marignac, d'avoir eu l'intelligence d'y faire un clind'oeil : reçu 5 sur 5, Thierry !

Voila, puisque l'on me reproche de n'avoir pas dit ce que je pensais de l'interview en entier, si j'ai bien compris.
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Dim 15 Fév - 23:52

Je ne suis pas certain que ce que chacun pense de l'interview soit très important. Bien sûr, on la lira toujours d'un point de vue personnel, mais il doit exister une façon de la percevoir qui dépasse notre point de vue, ou reste susceptible de modifier, même un peu, imperceptiblement, ce point de vue.

Toujours cette épuisante et vaine histoire de gouzécouleurs intimes, qui n'ont aucun poids au-delà de notre précaire enveloppe charnelle et point de vue limité.

Marignac ici, Pouy ailleurs, ou encore Dessaint, et on ignore combien d'autres auteurs encore, à qui on donne l'opportunité d'exprimer ce qu'ils ont sur le coeur ou dans les tripes. Personnellement, je pense que le lecteur lambda devrait apprendre à parfois fermer sa gueule, ou disons apprendre à taire une minute ses opinions de lecteur lambda, et essayer de se mettre en tête que l'auteur interviewé en question se contrefout généralement de ce que le lecteur pense, dans son coin, dans sa chambre, devant son écran d'ordinateur ou en lisant les pages d'un bouquin qu'il a payé 6,50 euros.
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Re: Histoires de style

Message par novi le Lun 16 Fév - 0:18

Je ne suis pas certain que ce que chacun pense de l'interview soit très important. Bien sûr, on la lira toujours d'un point de vue personnel, mais il doit exister une façon de la percevoir qui dépasse notre point de vue, ou reste susceptible de modifier, même un peu, imperceptiblement, ce point de vue.

Je suis d'accord, rien à redire de plus, et c'est pour cela que je ne l'avais pas remontée au départ, on s'en foutait au fond de ce que j'en pensais.

l'auteur interviewé en question se contrefout généralement de ce que le lecteur pense, dans son coin, dans sa chambre, devant son écran d'ordinateur ou en lisant les pages d'un bouquin qu'il a payé 6,50 euros.

Je suis trés dubitatif !

Ce serait une facilité en effet, de se dire que l'on est aussi forcément lu par des cons ; mais que fait on des autres alors ?

En tant qu'auteur débutant, je dois connaitre avec humilité, avoir lu et relu les quelques chroniques-critiques receuillies ci et là. Elles m'ont formidablement aidé à mieux appréhender un public dont j'ignorais qu'il puisse étre mon lectorat, les sachant socialement et culturellement si loin de moi.

J'irai plus loin en disant que c'est un énorme débat et qu'à moins d'écrire de l'intrigue à dix balles, pardon 6,50 euros : on met en circulation dans un livre beaucoup de choses dont on ne sait pas forcément au départ, quel impact, elles peuvent avoir sur des gens qui n'avaient rien demandé (on peut violer avec un livre).

Bref, je pense qu'il y a une responsabilité dont on ne peut s'exonérer pour 6 euros 50....

A voir, vu ma perplexité ?
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Re: Histoires de style

Message par caroline le Lun 16 Fév - 0:25

Comme c'est pratique. Nous sommes mortels et au vu de ça peu de choses ont du poids, alors à quoi bon discuter ?.. Mais on ouvre quand même des forums hein... Corpus critique quand ça arrange. Affichez un drapeau pour qu'on sache avant de venir causer ici ! Sinon c'est rigolo (et pas nouveau) cette façon de vouloir réfléchir, s'interroger, puis quand certaines discussions ont lieu de conclure qu'en fait il vaudrait mieux se taire. Au fait, c'est quoi un lecteur lambda ?

Novi comme d'hab tu bifurques ou tu mens (mais enfin apparement ça ne dérange pas grand monde, chacun choisit sa base de discussion). Tu as juste isolé un propos qui t'arrangeait quand plus loin Thierry Marignac exprime les choses différement sur le style. C'est là-dessus que j'avais cru qu'on pouvait discuter. S'agit pas de se prosterner ni d'étaler son avis, mais de ne pas biaiser et d'avoir une certaine rigueur. On doit pas avoir les mêmes critères. Je m'étonne toujours, quand quelqu'un entretient une discussion par le mensonge et l'omission, et que ceux d'en face laissent couler.
Donc je n'ai pas reproché à ce fuseau de s'écarter de son sujet, j'ai demandé si le sujet qui vous intéressait était bien le style ? Je n'avais pas cerné qu'il y avait un temps pour discuter les choses, qu'ensuite il est passé et qu'on ne fait plus "qu'avoir l'air" de se poser les questions.
Alors oui bien sûr, le style est présent partout, on en parle, a parlé, dans plein d'endroits, et donc ? ; c'est ici, que je vous apportai un élément, visiblement inutile vu les réponses qui me sont faites. Message reçu (confirmé), il a l'air de mieux valoir tartiner des inepties. Je m'en retourne. Autre chose à faire que m'entendre dire que ce que je raconte ne sert à rien. Au final ce qui compte c'est que ceux qui passeront ici n'auront pas un bout d'interview tronqué.
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Lun 16 Fév - 0:38

caroline a écrit:
Au fait, c'est quoi un lecteur lambda ?

Tu aurais dû attendre la réponse à cette question avant d'écrire les quatre lignes qui la précèdent.

Point de vue personnel contre point de vue personnel : aucun lecteur lambda n'a jamais incité un auteur du calibre de Marignac, par exemple, à modérer ses pensées ou modifier l'inclinaison de sa plume. C'est ici que je relativise l'importance de l'opinion d'un lecteur x sur une oeuvre produite.

Il ne faut pas se croire plus important qu'on est, mais ça n'empêche pas de discuter entre lecteurs lambda.
C'est tout simple. Il faut juste arrêter de prendre la mouche dès qu'on se sent concerné, sous prétexte qu'on s'est un peu mouillé le bout des pieds, alors qu'en fait on est des millions dans le même cas.


Dernière édition par stalker le Lun 16 Fév - 1:25, édité 1 fois
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Re: Histoires de style

Message par stalker le Lun 16 Fév - 1:04

caroline a écrit:
Au final ce qui compte c'est que ceux qui passeront ici n'auront pas un bout d'interview tronqué.

Tout à fait. C'est une juste façon de clore ce débat qui menaçait de tourner en pirouette-cacahuète.
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