L'épopée nomade - Christian Gouy

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L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Sam 20 Déc - 0:08

Bonsoir ....puisqu'il fait nuit.

Veuillez, bonnes gens de cet auguste forum dédié a ce genre qu'on ose encore appeler polar et qui n'a plus parfois de noir que le nom......oser apercevoir un de ces auteurs qu'on dit underground et dont la prose ne se vend que sous le manteau.

Sachez, bonnes gens, que celui la n'a jamais contacté la moindre maison d'édition, par choix, par conviction .....Et par lucidité.

Il n'en a, il faut bien l'avouer, jamais imaginé la moindre compatibilité entre ce monde éditorial en tout point identique dans ses mœurs avec un monde du travail dont notre homme fut exclu depuis si longtemps.

Cet homme la, donc, n'imaginant point qu'on puisse envoyer un manuscrit comme l'on soumet un CV.....a décidé de ne pas se soumettre et préféré cette longue ballade dans le désert qui forma un colonel Laurence en Arabie a une époque ou la littérature avait encore du panache, de l'audace......

C’est donc ....l' Epopée Nomade .....que je suis venu vous présenter en cette belle nuit sans étoiles.

Ne vous attendez pas à une intrigue policière classique, votre serviteur n'étant venu à l'écriture que fort tard .....Aprés avoir découvert qu'une génération de polars, parcourus à la chandelle dans des endroits fondateurs ; que cette génération n'était plus ....

Fi des Lebreton, des Giovanni, des Helena ......et bonjour les dégâts, pardon les Manotti , les Jonquets ....autre temps, autres lecteurs sans nul doutes...

Alors, c'est une ode a une époque révolue, une épopée nomade des années 80 ......avec des DS 23 qui tirent des caravanes Tabberts....

Mais place aux artistes, mesdames, messieurs :

Cette nuit la sur la route du retour, Ludo contemplait la lune qui éclairait doucement le fleuve bouillonnant. Jamais, il n’aurait imaginé sa vie tant en prise avec ce fleuve et il réalisait intuitivement comment toute cette eau influait sur cet endroit avec cette attente venue de la nuit des temps, des bêtes, de l’eau et des hommes. Ce songe la l’accompagnait encore lorsque la Tine le réveilla le demain matin au milieu des couettes. On était dimanche et il régnait un certain calme dans le camp ; comme si le jour de congé salarial pouvait avoir une influence sur la vie nomade. Le voyage pour le peuple manouche ne commençait véritablement qu’a la belle saison. Des endroits comme la prairie de Mauves se remplissaient alors d’immenses campements plus ou moins séparés par des clans, les alliances en cours et l’activité en général. Parfois d’étranges convois venaient se greffer un peu à l’écart. Les roumains qu’on disait avec effroi, point qu’ils étaient dangereux car ils étaient rarement armés. Mais pour la dose d’ennuis que leur proximité promettait a cause de leur capacité de chapardages. Ils étaient tout en bas de l’échelle sociale nomade et comme le plus pauvre fait toujours plus peur a l’un petit moins pauvre qu’au riche ; on les jaugeait de loin. Certes on ne leur aurait point refusé l’accès à un point d’eau potable mais on les évitait. On les considérait comme une ethnie particulière avec laquelle aucune association n’était possible. Maurice raconta un jour à Ludo, l’odyssée de l’un de ces étranges campements et l’hilarité des gendarmes venus les contrôlés. Il faut dire qu’entre l’absence de plaques d’immatriculations et des véhicules avec pour siège conducteur, une simple chaise de paille fixée avec du fil de fer. Des apatrides, des citoyens du monde arrivés la par on ne sait quel hasard ; venus du presque moyen age. La police avait finie par abandonner devant ce gouffre culturel. En haut de l’échelle nomade, était les clans qui avaient les moyens de voyager justement. C'est-à-dire des revenus réguliers suffisants propres a financer entre autre, l’essence et tout les aléas de cette vie la. Les amendes aussi, véritable droit de passage exercé par les polices municipales pour des stationnements illégaux qui ne l’étaient souvent que de par la mauvaise volonté des communes a s’acquitter de l’obligation légale de construire des aires d’accueil. L’aristocratie était constituée des riches marchands de tapis d’orient qui se fournissaient en dépôts ventes auprès des entrepôts des douanes et ne s’acquittaient des taxes qu’après avoir vendu. Bénéficiant de carnets d’adresses succulents au fil de leurs prospections, ils fréquentaient même la Jet Set dans les stations balnéaires huppées. Se déplaçant en carrosses de prestiges et dépensant sans compter, du moins sachant en donner l’impression ; ils avaient l’art d’attirer l’attention sur une affaire potentielle. Parfois simplement en se garant sur un parking ou engageant la conversation sur les qualités d’une berline allemande ; ils jouaient alors, le riche marchand égaré en recherche du bon club de golf ou de tennis. Plus discrets étaient leurs campements. Fréquentant les meilleurs terrains de camping, s’allouant les faveurs de certains maires en louant a prix d’or des terrains ou la gente gadjé pouvait se rassurer en découvrant des voitures et des caravanes rutilantes. Les bars et les discothèques gardaient le souvenir de ces clients particuliers hauts en couleur, invitant a tour de bras et laissant traîner de généreuses coupures sur les comptoirs.

Ce monde la que Ludo entrevoyait parfois, s’intéressant plus qu’autrefois aux convois caravaniers qui croisaient sur les chemins de ces bords de Loire ; l’attirait déjà comme un avenir possible. Bien que le chemin du Bas ou il avait échoué, lui considérait avec dédain ce qu’ils considéraient comme des parvenus oublieux de leurs frères d’origines. Il lui semblait d’ailleurs que la Tine, sa nouvelle compagne, partageait intuitivement ce goût pour de nouveaux horizons et que c’était peut être aussi cela qu’il l’avait attirée vers lui. Il venait d’un autre monde qui pouvait déboucher sur d’autres horizons qu’une culture machiste figée dans un obscurantisme marginal. Cette génération de mères célibataires inaugurait son époque ; celle qu’un Giscard d’Estaing avait imaginée moderne. Le curé, le Ratchai s’en rendait bien compte, que les choses étaient bien parties entre contraception, télévision, et musique moderne pour lui échapper ; même les anciens d’ailleurs semblaient s’en moquer de la religion a présent. Une histoire des hommes encore trop récente, les poussait à ne plus croire en rien si ce n’est aux temps qui changeaient. Ludo et ses nouveaux amis se disaient eux, forts de leurs passés très récents, que les temps ne changeraient pas sans eux et qu’ils allaient faire mieux qu’aller voter ou attendre une hypothétique révolution prolétaire pour bouger leur condition dans une société ou il n’y avait surtout rien a attendre


Une fresque picaresque :

La journée du lendemain fut maussade, temps gris et frisquet jusqu’a l’heure de a la sortie de l’école. Les plus grands dont la fille aînée de la Tine allaient au collège voisin de Ste Luce ou sévissait une famille particulière. Celle de la Nenette qui outre son vulgaire surnom, présentait la particularité d’être aussi une matrone obèse, régnant sur ses quatorze enfants malgré sa tout juste cinquantaine. Elle n’appartenait pas au monde manouche de par ses véritables origines mais avait adopté ce style de vie suite à la fréquentation du père de certains de ses enfants. Un authentique manouche qui vivait royalement des allocations familiales consécutives a ses nombreuses concubines. Répudiée rapidement, la Nenette survivait difficilement sur un bout de terrain tout aussi chichement alloué par la mairie. Une horrible bande de terrain étranglée par les deux voies rapides qui traversaient la Loire pour rejoindre St Luce ; autant dire que l’endroit était d’une dangerosité extrême. Les chiens et les poules s’y faisaient écrasés avec une belle régularité mais les enfants de la Nenette s’y épanouissaient malgré des allures de chiens errants amaigris par la nervosité imposée de la pollution sonore insensée de l’endroit. De plus l’emplacement était maudit depuis peu. Ludo et Maurice entretenaient de bonnes relations avec la Nenette d’autant qu’ils passaient régulièrement brûler leur cuivre sur la bande de terrain d’en face la patte d’oie. Curieusement, la circulation démentielle en faisait un endroit discret ; un flot de voitures et de camions lancés à pleine vitesse qui formait un écran a toute observation possible de l’endroit. On y accédait que par l’intermédiaire d’un brutal coup de frein suivi d’un coup de volant volontaire a droite ; en cas de maladresse, il ne restait plus qu’a continuer sur des kilomètres pour pouvoir espérer faire demi tour. Cette fin d’après midi la, Ludo venait de réussir la manœuvre, venant récupérer le cuivre qu’ils avaient laisser se consumer la veille. Habituellement, une fois le feu allumé, ils traversaient saluer et prendre un café saumâtre chez la Nenette, toujours friande des nouvelles colportées du monde nomade. Hors la veille, elle avait offert l’hospitalité du terrain d’en face a une famille de passage. Des gens très pauvres et rustres qui vivaient outre de la mendicité, du rempaillage de chaise du patriarche. Ludo et son compère avaient aidés dans les délicates manœuvres a fin d’installer les vieilles caravanes brinquebalantes sur le bout de terrain étroit et pentu ; se disant que si un peu de cuivre disparaissait a l’occasion.Ma foi, avec ces petits sauvageons en haillons souriants et timides qui les guettaient avec des rires enfantins. Maurice s’était alors adressé d’un ton grave au patriarche, puis continué dans une longue incantation qu’il ne s’était pas donné la peine de traduire à Ludo.

Mais en cette fin d’après midi du lendemain, les caravanes avaient disparues alors même qu’une étrange animation régnait de l’autre coté de la route. Tout aussi étrangement, le cuivre était toujours la mais gisait épars comme si le feu avait été dispersé. Des taches sombres semblables a celles du gazole teintaient le bitume jusqu'à l’herbe du fossé et l’atmosphère était bizarre. Il se hâtèrent a rassembler le métal noirâtre puis traversèrent la route.Ils furent vite renseignés.

Quelques heures après l’installation de la petite famille, une des petites, dont Ludo se rappela le visage crasseux et malicieux, avait été littéralement happée par un camion. Personne n’avait réellement vu le drame. Un crissement de frein terrible et ce qu’il restait d’un petit corps broyé avait suffit a consterner des gens pourtant habitués a une violence de vie permanente. Après la constatation des gendarmes, eux-mêmes tellement choqués qu’ils parurent a ce qu’on raconta, étrangement absents lors des prises de mesure du freinage. L’un d’eux assura la Nenette, d’une voix emplie de superstition, fut même aperçu vomissant longuement à l’abri d’une carcasse de voiture.

Après le drame donc, la famille, ces gens rustres et simples, emplis de superstition, décidèrent sur le mode incantatoire manouche que l’endroit était maudit et nanti de cet instinct de survie qui sauve les esprits simples des complications de l’âme ; ils partirent sans demander quoique ce soit. Ce qui d’après toujours la Nenette avait bien arrangé le maire dépêché sur place ; ces vies la n’ayant pas le même prix que celles de ses électeurs.


Une épopée flamboyante qui commence aux portes d'une ville et de son fleuve Nantes, avec ses derniers braconniers de la civellle et la légende de ses marchés forains ....

ET dire que j'allais oublier, il ne sera pas possible de trouver ce flambeau en Fnac, même pas chez ces pauvres libraires trop occupés a survivre eux aussi ......non, seule la direction d'un de ces bouges méprisé par tous, vous sera indiqué en baissant la voix, sous le manteau vous dis je ....

L'epopée nomade.....de christian gouy, un illustre inconnu désirant le rester d'ailleurs ....et bien caché au fond dun bazar intitulé "polar et thriller tout au fond du couloir chez ""the book editions "(www.thebookedition.com).

Que la nuit vous soit bénéfique .......





novi

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Sam 20 Déc - 1:48

Tu as le mérite de ne pas t'être trompé de rubrique en déboulant sur ce forum comme un représentant de commerce. Tu es un bon perdant. C'est déjà ça.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par edmond Gropl le Sam 20 Déc - 2:59

stalker a écrit: Tu es un bon perdant. C'est déjà ça.

C'est deja beaucoup.

Bon je vais finir pas l'acheter, tant d'acharnement, et puis ça me rappelera mes 15 ans de marché forain.

edmond Gropl

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Sam 20 Déc - 16:13

et puis ça me rappelera mes 15 ans de marché forain.

Monsieur a exercé un vrai et beau métier, à connu ces froides matinées ou le badaud marche courbé en avant, a subi la chaude saison ou l'emplacement est jalousé.....respectueuses salutations donc.

comme un représentant de commerce. Tu es un bon perdant. C'est déjà ça.

Les représentants, vous pensiez a ces jeunes stagiaires en contrat comment qui disent déja, d'insertion professionnelle et que l'on envoie au front, au volant de leurs redoutables C3 diesel.

Perdant, humh .....en cette crise, les beautifuls losers ne seront ils pas les magnifiques gagnants ; d'autant que peu importe la victoire lorsqu"'on c'est le combat qui grandit...

Cordialement,

novi

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Sam 20 Déc - 16:32

Il y a toujours une façon de s'en sortir en jouant avec les mots comme tu le fais : beautiful losers = magnifiques gagnants - ou quand la défaite et la déception deviennent une victoire et une fierté, mais célébrées sur une île déserte, néanmoins. Ceci ne change rien à la réalité qui t'entoure.

Bonne chance, cela dit.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Sam 20 Déc - 19:51

stalker a écrit:Il y a toujours une façon de s'en sortir en jouant avec les mots comme tu le fais : beautiful losers = magnifiques gagnants - ou quand la défaite et la déception deviennent une victoire et une fierté, mais célébrées sur une île déserte, néanmoins. Ceci ne change rien à la réalité qui t'entoure.

Bonne chance, cela dit.

Votre post me fait irrésistiblement penser a ce film ....."Usual suspect ", la scéne ou le poulet persuadé d'avoir eu affaire a un loser, lui souhaite bonne chance a ce pauvre boiteux ......qui se hate, sortant libre du commissariat, de rejoindre une Jaguar au coin de la rue.

novi

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Sam 20 Déc - 20:40

Fais gaffe, on va te soupçonner d'avoir posé les pains de dynamite au Printemps, avec des exemples pareils.
Compare ce qui est comparable. Mais je note ton habilité à tout le temps retomber sur tes pattes, même dans des situations perdues d'avance. C'est utile quand on écrit. Encore faut-il que le lecteur ne soit pas mort de rire à chaque dénouement, ou qu'il ne referme tout simplement pas le livre à la page 30.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par edmond Gropl le Dim 21 Déc - 14:12

Ceci étant, c'est vrai que le monde des nomades ( si romanesque) est assez peu représenté dans le polar et dans le reste aussi d'ailleurs, et pourtant, ce sont de sacrés artistes.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par txoa le Dim 21 Déc - 19:13

Tiens, le revoilà, lui...
L'omniprésent, l'omniscient, l'omnipotent Novisad...
Fais gaffe, Novisad, encore un repaire de gens qui trouvent la lose magnifique, qui tendent le doigt au matérialisme satisfait.

txoa

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Dim 21 Déc - 21:57

Que voulez vous, ce brave Txoa, pourtant amateur eclairé de polar, n'arrive point à se faire à l'idée que le polar délinquant peine a décrire avec crédibilité des braqueurs se sauvant en bicyclette ou en Twingo...

Il va finir par ne lire que du polar a l'eau de rose, du Suédois et de temps en temps ,un vieux Ellroy .....

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par edmond Gropl le Dim 21 Déc - 22:07

Ca existe des braqueurs qui se sauvent à pied ou en vélo, même en rollers.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Dim 21 Déc - 23:00

edmond Gropl a écrit:Ca existe des braqueurs qui se sauvent à pied ou en vélo, même en rollers.

Je crains fort que ......oui ; il y a même un bêtisier du braqueur stupide, je pense.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par edmond Gropl le Dim 21 Déc - 23:14

Pas du tout, pas stupide du tout..
Pourquoi frimer quand on peut passer inapercu.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Dim 21 Déc - 23:52

A quand un remake de Subway ?

Txoa, le fuseau où nous nous trouvons devrait te faire relativiser l'importance des propos qu'on y dépose. Ici, les auteurs auto-édités qui s'auto-promotionnent sont rois. Ils n'ont de place nulle part ailleurs. Laissons-les exprimer leur haine et leur rancune. France-Inter a bien créé la parole aux auditeurs. C'est la démocratie qui veut ça.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Lun 22 Déc - 2:59

Quelle bande de couche-tôt...
Tiens, Novi, tu devrais songer à envoyer ton bouquin en service de presse à toutes ces personnes que tu croises sur les forums, histoire de bénéficier d'avis extérieurs, au lieu de t'épuiser vainement à faire ta propre promotion à droite et à gauche.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par txoa le Lun 22 Déc - 11:33

stalker a écrit:A quand un remake de Subway ?

Txoa, le fuseau où nous nous trouvons devrait te faire relativiser l'importance des propos qu'on y dépose. Ici, les auteurs auto-édités qui s'auto-promotionnent sont rois. Ils n'ont de place nulle part ailleurs. Laissons-les exprimer leur haine et leur rancune. France-Inter a bien créé la parole aux auditeurs. C'est la démocratie qui veut ça.
Ou le populisme. Mais tu as raison.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Lun 22 Déc - 13:53

stalker a écrit:Quelle bande de couche-tôt...
Tiens, Novi, tu devrais songer à envoyer ton bouquin en service de presse à toutes ces personnes que tu croises sur les forums, histoire de bénéficier d'avis extérieurs, au lieu de t'épuiser vainement à faire ta propre promotion à droite et à gauche.

AH,je m'excuse de n'avoir point tout dit mais l'on est si vite accusé de goguenardise ou de vantardise sur le web.....ce que vaut ce livre, j'en ai une petite idée malgré tout car il a été tout d'abord ete testé sur un panel de lecteur tres divers, des universitaires agrégés de lettres entre autres (ce qui m"a fait doucement rigolé sur certaines critiques des prétendus specialistes forumique d'un forum bien connu, et pis on ne prétend point écrire l'insipide dictée de Pivot,hein) .....et des lecteurs lambdas, trés eloignés au possible des thémes de l'ouvrage.

ET ce n"est que nanti de cette faisabilité que je l'ai édité et distribué.

UNderground, sous le manteau,est ce que cela veut dire misérable .....est ce qu'un importateur de coke est misérable commercialement parlant ....je vous trouve messieurs ,bien attachés aux grelots bling bling que l'on vous agite et je ne suis pas sur que ces directeurs de collections dites fameuses pésent tres lourds financierement parlant .......on dirait que n'avez jamais refléchi a ce film ""usual suspect ...

Je favorise cette forme d'auto-edition representée par "the book "parce qu'elle est innovante, petite boite de la crise du nord née en 2007....parce que le mumérisé est ecologique, on déforeste pas pour aller au pilon, parce qu'il est égalitaire(relativement bien sur)et parce que la démocratie, autant ça peut fonctionner par défaut pour un pays, autant pour l'art ....


Mais je commercialise aussi par des réseaux associatifs relativement puissants , j'utilise aussi les services d'un call center, ses salariés sont contents de vanter télèphoniquement les mérites d'un ouvrage diabolique,dab ils font dans l'ouvrage intégriste religieux ....

Voyez, Stalker.....gagnants, perdants, c'est parfois juste une question de visibilité, non .....comme l'on dit la plus grande force du diable aura été de laisser croire qu'il n'existait pas....

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par txoa le Lun 22 Déc - 14:55

Tu refuses l'establishment par posture, tu le convoques quand ça t'arrange mais au final tu ne parles toujours que de toi...
Comme d'hab, où que tu passes, le respect trépasse.

txoa

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Lun 22 Déc - 15:21

txoa a écrit:Tu refuses l'establishment par posture, tu le convoques quand ça t'arrange mais au final tu ne parles toujours que de toi...
Comme d'hab, où que tu passes, le respect trépasse.

Je vous absous de cette erreur d'appréciation, vous n'etes aucunement salarié d'une petite entreprise de la crise ou tout simplement un chomeur devant survivre ; car vous sauriez alors la différence entre l'etablissment et ce monde la.

Vous devriez revoir ou voir si cela n'a été le cas, ....."""its' a free world""" de ken Loach et au lieu de vous contenter d'entre etre le spectateur,le client, d'essayer de vous en imaginer l'acteur ......peut etre vos certitudes en seraient ébranlées...

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Lun 22 Déc - 15:39

Plus haut, Novi, tu contournes habilement ma suggestion, sans y venir.

Je suis d'accord avec Txoa. Tout ce grand discours que tu livres ici ne vise qu'à mettre en valeur ta petite personne. C'est un symptôme caractéristique de l'époque, bien sûr, cet égocentrisme, mais tu sembles dépourvu de tout recul par rapport à l'impact que produit ton discours. Tu es sur une île déserte ou plutôt dans une pièce vide qui résonne, et où l'écho de tes paroles te revient aux oreilles : tu t'écoutes parler.

Au regard de la réalité qui t'entoure (te cerne et te rend d'autant plus seul), ce que tu dis n'a aucun poids. Tes références sont démesurées et complètement déplacées. Tu parles d'être acteur ? Bien. Mais sans producteur et réalisateur, tu n'es rien. Et si tu examines ta situation en terme éditorial, tu es un acteur de la rue, seul sur un trottoir, à déblatérer des discours vains.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Lun 22 Déc - 16:43

Nous allons etre de plus en plus nombreux a devenir acteur de la tragédie en cours, les déja exclus du systéme se rajoutant aux prochains, les déja présents, les importés....

Restera toujours de spectateurs se pensant arbitres, les TXoa ......quoique leur statut a eux aussi ...

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par stalker le Lun 22 Déc - 17:24

Note que si les égos la rabattaient un peu, il y aurait moins de bruits et d'agitation.
Pour ma part, je te laisse prêcher sur ton île. Ce fuseau prend les allures d'un blog sans grand intérêt.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par edmond Gropl le Lun 22 Déc - 18:30

Novi, un jour, je vais te prendre par la main et t'amener dans une bibliothèque, peut-être croiserons nous Txoa au rayon polar, peut-être qu'a sa vue, tu auras les larmes aux yeux, peut-être qu'il deviendra ton ami?

Bref, plus la peine de t'escrimer, je vais commander ton livre (15 euros, ce qui soit dit en passant, n'est pas donné pour un livre underground etc..), je vais le lire attentivement, D'après les extraits que j'ai lu ici et là, il me semble que ton regard sur le monde manouche (monde que j'ai pas mal fréquenté) m'a semblé interessant et je crois avoit lu une grande partie des livres (tout genre confondu) consacré a ce sujet. Tu ne pourras pas dire que je ne connais rien à ce monde. Si le livre est bon, j'en parlerais à quelques clients de ma modeste officine, également intéréssé par ce sujet et je parviendrai à t'en faire vendre peut-être 4 ou 5.

Voila, je fais ce que je peux.

P.S.: J'ai acheté au marché au puce de la Barrasse une cassette de Manitas de Plata, je suis content.

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par txoa le Lun 22 Déc - 20:35

C'est un régionalisme, Manitas de Plata. Il tournait déjà quand j'étais minot, près de Port de Bouc.

txoa

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

Message par novi le Lun 22 Déc - 21:14

Novi, un jour, je vais te prendre par la main et t'amener dans une bibliothèque, peut-être croiserons nous Txoa au rayon polar, peut-être qu'a sa vue, tu auras les larmes aux yeux, peut-être qu'il deviendra ton ami?

Mais j'aime bien Txoa, je préfére avoir des ennemis sincéres que des amis ennuyeux.....

J'ai vu Manitas une fois, il y a bien des années, nous descendions en saison dans le midi et la rumeur disait qu'il était aux Saintes. Ce n'était point la date du pélerinage habituel mais celle d'un baptéme de proches à lui sans doutes. On l'a attendu dans ce cloaque de boue noire qui servait de terrain a tout les manouches d'europe mais aussi aux hippies de l'époque venu chercher la, je ne sais quoi.Des alters de la premiere heure dont la non violence faisait des victimes faciles pour la parfois crapulerie nomade. Nous regardions ces viols quotidiens dans les dunes avec agacement, les gifles au point d'eau, nous exaspéraient....

Nous étions beaucoup plus lourdement armés que la faune locale de pauvres gitans et manouches de l'est, et la rumeur nomade disait que nous n'avions pas gagnés nos places sur Toulon ou St tropez, avec de simples menaces.

L"on a finalement vu Manitas, un gars qui jouait vite ,trop vite ....ou alors, il n'était pas en forme ce soir la, allez savoir .....

novi

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Re: L'épopée nomade - Christian Gouy

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