Le nouveau protocole - Thomas Vincent (2008)

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Le nouveau protocole - Thomas Vincent (2008)

Message par stalker le Ven 24 Oct - 4:33



Raoul Kraft (Clovis Cornillac) découvre l'horreur pharmaceutique après la mort de son fils dans un accident de voiture. Pour soigner ses migraines, le jeune homme avait accepté de participer à un essai thérapeutique. Kraft, bûcheron dans les Vosges, l'apprend de la bouche de Diane (Marie-Josée Croze) militante anti-laboratoires en voie de clochardisation. A eux deux, ils vont essayer de remonter la filière, affrontant médecins corrompus et dirigeants de multinationales sans scrupules.

Ici et là, le film se fait démonter par la critique, sous couvert de scènes d’action qui desservent le propos, d’incrédulité de cette montée en puissance qui s’opère au cours de la première heure ou du jeu douteux de Clovis Cornillac confronté à sa partenaire. Entre autres.
Le nouveau protocole est en effet de ces films où un choc brutal survient toutes les deux ou trois minutes, immanquablement, si bien qu’on finit par anticiper les chocs, sans pour autant en ressentir l’effet au bout d’un moment, ni à en saisir la nécessité exacte. Mais il faut attendre trois quarts d’heure pour voir poindre le doute et, peut-être, une lassitude.

Le film en soi n’a rien d’exceptionnel. Il procède à l’évidence d’un soin apporté à l’image même, ainsi qu’aux cadrages et à la saisie tant des expressions des visages que des scènes d’action en question. L’insistance est marquée sur le rythme, néanmoins, et c’est ici que tout dérape, probablement. Disons que formellement, le film n’est pas à la hauteur du propos qu’il véhicule. Il dégringole jusqu’en lisière du thriller, et cette chute peut lui être fatale si on s’y attache.

En revanche, si on veut bien s’en détacher, on retiendra certaines séquences et en particulier certains dialogues, ou plutôt discours critiques qui nourrissent l’enjeu central du film qui se termine sur ces paroles :
« Le véritable accusé du procès de Raoul Kraft, aujourd’hui, ce n’est pas lui. Le véritable accusé, c’est l’industrie pharmaceutique toute entière. Et c’est le procès d’un système qu’il faut faire, car toutes les pandémies qui ravagent la planète aujourd’hui sont dues à un manque absolu d’actions thérapeutiques globales. Et pourquoi ça n’existe pas ? Ça n’existe pas parce que c’est la logique du profit qui préside à tout ça. »

A voir. A méditer.
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