Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie - Nick Flynn (2004)

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Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie - Nick Flynn (2004)

Message par edmond Gropl le Ven 17 Oct - 13:35





J'ai travaillé auprès des sans-abri de 1984 à 1990. En 1987, mon père s'est trouvé à la rue, est resté sans-abri près de cinq ans.» Nick Flynn n'avait pas connu son père. Ce dernier, écrivain sans œuvre un brin mythomane, menait une vie de bohème et de petits trafics, tandis que son fils, lui-même apprenti poète, traversait une jeunesse instable et ponctuée de drames. Jusqu'à leur rencontre dans un asile pour SDF de Boston. Les souvenirs affluent alors, en désordre, à l'image d'un roman familial chaotique.


Nick travaille dans un foyer de sans abri dans lequel un soir, son père Jonathan se présente.
Il ne l'a pas connu, ou tres peu.

L'histoire va être scindée en d'une part, le recit de leur rencontre, d'autre part l'histoire de leurs parcours, tout ce qui s'est passé pour que père et fils se retrouvent dans ce foyer pour sdf, l'un comme employé, l'autre comme résident, le tout entrecoupé de portraits de SDF, décrits de manière tres pudique avec beaucoup de subtilité et d'humanisme. ( comme s'il s'adressait directement à l'ame des sans abris)

C'est déja un formidable roman sur le milieu des sans abris.
C'est ensuite un formidable roman familial, la quête d'un jeune homme pour savoir qui est son père, en qui descend-il de lui. Pas facile de determiner ce qu'il s'est passé, pas facile d'établir une filiation. avec un père Sans abri, alcoolique et mythomane.

Et c'est aussi, ma partie préférée, un fabuleux portrait d"écrivain sans oeuvre". Le père, Jonathan, clame sans cesse et durant 25 ans qu'il est un écrivain génial, qu'il va être publié, qu'il est reconnu comme un grand poète. Il parle sans cesse du livre qu'il est en train d'ecrire, des éditeurs qui lui font d'alléchantes propositions, seulement Nick (le fils) va chercher longtemps mais ne trouve aucune trace de son oeuvre, seulement quelques brouillons sur des serviettes de restaurant, rangées dans une boite à chaussure.
Le père me fait penser à un Jim thompson qui ne serait pas parvenu à écrire. Finalempent c'est le fils qui écrit.

Tout cela est tres touchant et tres bien écrit .

edmond Gropl

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