Les évadés - Frank Darabont (1994)

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Les évadés - Frank Darabont (1994)

Message par stalker le Dim 28 Sep - 23:57

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1947. Un banquier américain, Andy Dufresne, est jugé coupable du meurtre de sa femme et de l'amant avec qui elle le trompait. Pour ce double meurtre, il est condamné à subir deux peines de prison à vie consécutives, et se retrouve emprisonné dans la pénitencier fédéral de Shawshank, dans l'Etat du Maine.
Le directeur de la prison, Samuel Norton, qui est un homme ambitieux et pétri des valeurs religieuses traditionnelles, est épaulé par un gardien-chef brutal et sans pitié, le capitaine Byron Hadley, qui ne craint pas de recourir à une violence aveugle (jusqu'à la mort de détenu, si nécessaire) afin de faire respecter la discipline
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Andy (Tim Robbins) se lie rapidement d’amitié avec un autre détenu qui se fait appeler Red (Morgan Freeman), qui est ici depuis 20 ans. Ce dernier présentera les lieux et leurs lois, en quelque sorte, au nouveau venu. Les deux premières années, pour Andy, seront un enfer – une façon d’intégrer tout à fait la faune de Shawshank.

La dimension humaine prime sur tout dans ce film, et c’est elle qui guidera l’histoire jusqu’à son terme. Le mot d’ordre y serait : espoir. Un espoir mal en point entre les murs de la prison et dans la tête des détenus. Un espoir que le sort de chacun et les lois rudes instaurées ici ont transformé en illusion, puis en oubli.
On n’espère plus à Shawshank.
Sauf quand on s’appelle Andy Dufresne, qu’on sait se rendre indispensable et qu’on sait convaincre autrui que la vie ne s’est pas arrêtée ; qu’elle ne se limitera pas jusqu’à la mort à un périmètre aussi restreint que celui d’une prison.

Dans le synopsis, on pourrait relever deux expressions : « valeurs religieuses traditionnelles » et « respecter la discipline ». Ce sont là deux autres organes essentiels dans ce film. D’autres en découleront de façon logique – et perverse. Nous assistons ici aux aventures extraordinaires de la morale au travers d’un XXème siècle trop humain. Cet humain dont on discute depuis la nuit de son propre temps la nature fondamentalement mauvaise ou le contraire.
Les évadés, adapté de la nouvelle Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank, de Stephen King, propose une forme de réponse à cette question qui dérange. C’est un point de vue et il sera discuté par d’autres points de vue, naturellement. Nous sommes les figurants des aventures extraordinaires des points de vue humains jetés sur la nature humaine depuis la nuit de son propre temps.

Dans la prison, Red est l’homme qui peut tout procurer à ses co-détenus : cigarettes, alcool, revues érotiques, savon à la vanille, jeux d’échec, crayons, romans noirs, que sais-je. Le jour où Andy demande à Red s’il peut lui procurer Rita Hayworth en personne, ce dernier lui répond que la chose prendra probablement quelques semaines, mais qu’il parviendra à l’obtenir. Et il y parvient.

Dans le registre de la pensée, il y a un instant où l’espoir est banni.
Il se change en lutte.

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Re: Les évadés - Frank Darabont (1994)

Message par stalker le Lun 29 Sep - 4:32

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Re: Les évadés - Frank Darabont (1994)

Message par Replay le Mer 1 Oct - 13:29

Belle histoire.
J'ai vu le film avant de lire la nouvelle. L'écrivain est dans le film, par la voix du narrateur. Que dire de plus ? Je suis d'accord avec ta critique. C'est une oeuvre de fiction sur l'espoir, la ténacité et le courage. Il en faut, du courage, de la persévérance, à Andy pour creuser le mur avec son petit marteau. il n'y a pas de temps mort dans la vie d'Andy, contrairement aux apparences, et pas de temps mort dans le ce film simple et très moral non plus. Les grands ressorts du conte y sont exploités de façon efficace. Une prison comme ça n'existe pas, ne peut pas exister, ce lieu d'enfermement n'est qu' un décor de tragédie; la réalité carcérale n'a pas grand chose à voir là dedans.
Je crois que tous les gens qui ont la télé ont vu au moins une fois ce film, tant il repasse souvent. Je ne connais personne qui ait émis un jugement négatif dessus.
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