Le pont dans la jungle - B.Traven

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Le pont dans la jungle - B.Traven

Message par Replay le Mer 3 Sep - 11:19

Je recopie la quatrième de couverture:

Après des jours de marche au cœur de la jungle équatoriale, Gales, baroudeur énigmatique, s'arrête dans un petit hameau indien perché sur des falaises surplombant un fleuve impétueux. Un pont de fortune relie les deux rives, construit à la va-vite par les gringos des compagnies pétrolières, nombreuses dans la région. Le soir même, une fête se tient dans le village et un orchestre est attendu. Tous les indiens des environs sortent de la forêt. Certains viennent à dos d'âne, à cheval ou à pied et tous veulent s'amuser, danser et communier avec cette nature asphyxiante. Mais le drame survient : alors que les musiciens se font attendre et que les villageois se demandent si la fête aura lieu, un petit enfant disparaît. Très vite, les recherches s'organisent sous les yeux de Gales, impuissant. Le gamin reste introuvable pendant que les ténèbres tombent sur la jungle. Récit envoûtant, description minutieuse d'un drame se déroulant sur une nuit, Le pont dans la jungle brosse un tableau expressionniste des indiens d'Amérique centrale. Déroutant au premier abord, le dépouillement de l'intrigue et du style nous fait partager au plus près l'expérience existentielle du narrateur. Le lecteur s'éloigne progressivement de la civilisation et de ses chimères pour toucher au plus profond et au plus simple de l'existence humaine. Publié dans les années trente, Le pont dans la jungle fait partie des premiers livres " indiens " de B. Traven et préfigure son grand œuvre que sera Le cycle de l'acajou.

Biographie de l'auteur
Né entre 1890 et 1882 on ne sait où B. Traven a été journaliste, acteur et révolutionnaire. Il est mort au Mexique en 1969.
"Un écrivain ne devrait pas avoir d'autre biographie que ses livres." B.Traven.

***






Ce livre est édité dans la Série Noire, je me demande pourquoi. Ce n'est ni un polar ni un roman noir. Très calme sans être lent, sa musique est parfaite. Comme il est dit plus haut, il s'agit de la mort d'un enfant dans un village indien. Le point de vue et ton ne sont ni anthropologue, ni guerillero. C'est rare de trouver un tel sujet exploré, écrit sans procédé pour faire venir les larmes, sans aucun exotisme aussi. Je n'ai pas senti l'écriture, je suis entrée dedans et ne l'ai pas quittée une seule ligne, jusqu'à la dernière. C'est un beau livre un peu triste, forcément, et très politique: une méditation sur le sens de la vie de ceux qui ne pèsent pas lourd sur terre, indiens en sursis ou voyageurs mélancoliques. Au lecteur d'y réfléchir et seulement s'il le désire. Sinon, on peut descendre le livre comme on descend le fleuve juste pour le plaisir de l'écriture sobre et imagée de Traven. Chapeau au traducteur, Robert Simon: on voit que l'écriture est allemande, comme s'il y avait un léger accent, et tout coule comme un adagio parfaitement exécuté.

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