De battre mon coeur s'est arrêté - Jacques Audiard (2005)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

De battre mon coeur s'est arrêté - Jacques Audiard (2005)

Message par stalker le Sam 30 Aoû - 23:45



Thomas jouait du piano, jusqu’à la mort de sa mère.
Ensuite, il opta pour l’immobilier, comme son père. Et, depuis, Thomas ne manque de rien. Ni d’argent, ni de femmes, ni de drogue. Sa vie file au-delà des vitesses prescrites et l’homme n’est plus qu’un automate configuré par une activité déterminée, un rang social, de la musique électronique dans les oreilles et tous les débordements, les impulsions, que l’ensemble autorise.

Jusqu’à ce qu’il aperçoive, un soir, en plein Paris, sur un trottoir, le professeur de piano.
Et tout bascule.
L’automate semble se changer en homme, d’un coup. Une décharge de 6000 volts.
Recto, verso, Thomas, incarné par Romain Duris que la camera à l’épaule ne va pas lâcher d’une semelle tout au long du film. Il n’y a que lui. L’oculaire vibrant l’escorte, le suit, le cerne. Le cœur qui bat est situé dans la mire ; on commence par lui et on finit par lui, en n'épargnant jamais les lumières et la nuit qui font la ville nocturne, et les corps, et les mouvements. Il s’agit d’une trajectoire intime. Les "autres" sont de passage, précaires, susceptibles alors de se voir expédiés hors champ si les veines de Thomas l’exigent.

Audiard, ça nous dit quelque chose. Duris également. Benacquista, sans doute aussi.
Et n’oublions pas Haydn.
La combinaison rend un film remarquable.
Mais, de battre, quel cœur s’est donc arrêté ?

.
avatar
stalker
Admin

Messages : 3379
Date d'inscription : 03/06/2008
Localisation : un hameau paumé

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum