La clef - Guillaume Nicloux (2007)

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La clef - Guillaume Nicloux (2007)

Message par stalker le Ven 29 Aoû - 3:30



Un bizarre ovni qui se faufile dans la nasse de nos critères d’approche, un peu comme la flotte dans une tasse ébréchée. On suit le fil, on suit les fils ; on se divise pour les saisir indépendamment, tout en sachant qu’ils vont finir par se rejoindre – oui, jusqu’ici tout est normal.
Mais ça s’ébrèche et l’eau passe.

Il ne faut pas seulement se diviser et faire le malin qui connaît les ficelles par cœur et s'écrie en plein milieu du film : « Ouaaaais ! J’avais devinééé ! Je savais que machin il allait croiser machine et que machine elle avait couché avec l’autre qui avait tué la sœur du type qu’on a croisé au début en compagnie de la nana du cousin du père à machin qui va se faire serrer par les flics à la fin ! »
Non.
La tasse est fichue ; l’eau passe.
C’est un film bizarre qui s’éclate avec les ficelles et n’en fait pas ce qu’on a coutume d’attendre, ni même de redouter d’un film policier, d’autant plus aujourd’hui.

Je consacrerais deux heures à réfléchir de quelle façon je peux bien vous résumer cette histoire, que je n’y parviendrais pas, tout simplement parce qu’on s’en balance, au final, du résumé de l’histoire. C’est son ventre qui importe : sa mécanique. La façon dont elle est organisée, structurée, puis déstructurée. On s’y perd, on cherche des panneaux d’indication, on essaye de cogner aux portes pour voir si, par hasard, elles donnent sur une issue. Mais rien à faire, ça sonne creux. Le réalisateur nous emmène ailleurs, à son rythme, en nous expédiant dans la boucle même des nœuds de sa narration et de son dédale.

Néanmoins, voici le résumé qui court sur Internet :

Depuis peu Eric Vincent, trentenaire sans histoire, a un fort sentiment de malaise. Est-ce la peur d'avoir un enfant ou celle de voir brutalement resurgir le fantôme d'un père qu'il n'a jamais connu ?
Un matin, un inconnu l'appelle pour lui proposer de récupérer les cendres de son père. D'abord réticent, il finit par accepter et se retrouve plongé au cœur d'une machination infernale.


Super… Le coup de la « machination infernale », on n’arrête pas de nous le rejouer, en couleur, au ralenti, en accéléré, en ultra-violent ou en ultra-production, et c’est fatiguant au bout d’un moment.
Alors oubliez le résumé, les cheveux et la machination.
Buvez plutôt la tasse.

.
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