La femme infidèle - Claude Chabrol (1969)

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La femme infidèle - Claude Chabrol (1969)

Message par stalker le Sam 2 Aoû - 14:54



Charles est assureur, il a 40 ans et mène une existence bourgeoise avec son fils et sa femme Hélène. A 30 ans, Hélène est une belle femme qui ne travaille pas et semble s'ennuyer dans leur superbe villa. Bref, une vie de couple presque sans nuages. Un jour, Charles commence à avoir des doutes sur la fidélité de son épouse et engage un détective privé...

Lorsque le film commence, nous possédons déjà les principales cartes, comme dans de nombreux films de Chabrol. L’intérêt consiste alors à savoir comment les événements vont survenir, dans quel ordre, à quel rythme, et ce qui va advenir.
Classique.
Tout repose alors sur les choix du réalisateur, autrement dit la façon dont il va articuler le scénario et dérouler l’intrigue, en usant de méthodes qu’on lui connaît déjà (ou pas ?) et créer une tension. Non pas un suspens, mais un ensemble de questions et d’étonnements suscités tour à tour par des regards, des gestes, des décisions et des silences. Chabrol joue avec les silences et ses films ne sont pas bavards. La déambulation d’un personnage dans un espace parvient à dire davantage, ou à dire mieux ce qui est ou ce qui va être.
De ce point de vue, La femme infidèle est un assemblage de situations pertinentes et de séquences audacieuses. La musique de Pierre Jansen n’est pas innocente au ton caractéristique du film, ni par ailleurs le jeu remarquable de Michel Bouquet.

Dans cette histoire, la double vie de Stéphane Audran permet de visiter tantôt l’univers d’un riche assureur, tantôt celui d’un romancier (qui lit des Série noire). Il s’agit bien d’une collision. Collision provoquée par l’ennui d’une femme qui ne connaît pas le besoin et cède à l’envie. Pour cela, elle abandonne régulièrement ses parures bourgeoises, au profit d’une jouissance intérieure qu’un amant – un intellectuel – sait lui procurer.
C’est du moins ce qu’on peut s’imaginer en analysant le film de ce point de vue. Mais la fin contrarie ce schéma. Elle est troublante. Frustrante, même. C’est un mouvement de caméra qui la révèle.

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