Police Python 357 - Alain Corneau (1976)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Police Python 357 - Alain Corneau (1976)

Message par Chewie le Jeu 11 Nov - 22:09



L'inspecteur Marc Ferrot est un policier célibataire et renfermé. Lorsqu'il rencontre Sylvia, jeune et jolie photographe d'origine italienne, il va rapidement en tomber amoureux et voir sa vie bouleversée. En effet, la jeune femme n'a pas encore rompu avec son ancien amant, qui n'est autre que le commissaire Ganay, le supérieur de Ferrot. Quand Sylvia est retrouvée assassinée, c'est Ferrot qui est chargée de l'enquête et il réalise rapidement que toutes les pistes convergent vers lui...

Police Python 357 est le second film d'Alain Corneau. Après l'échec commercial et critique du premier, le jeune réalisateur décide de se recentrer sur un genre qu'il apprécie beaucoup et qu'il espère plus populaire : le film noir. Pour jouer dans son film, il pense rapidement au couple Montant/Signoret, qu'il a connu sur un tournage de Costa Gavras où il était premier assistant.

Le scénario du film mélange des ingrédients connus et efficaces (deux hommes s'affrontent à distance pour la même femme, le type seul pris dans un piège qui se referme implacablement sur lui) et lorgne méchamment du côté de l'Inspecteur Harry, à tel point que Corneau fait porter à Montand le même modèle de veste que porte Eastwood dans la célèbre série. Par ailleurs, le titre du film et l'omniprésence visuelle du revolver de Marc Ferrot n'est pas non plus sans rappeler l'idolâtrie d'Harry Callahan pour son S&W en .44 magnum.

Mais Police Python 357 n'est pas qu'une simple copie et le film arrive à se dégager une identité propre, où Orléans joue le rôle de ville de province rupine et hypocrite. Montand, déjà dans la cinquantaine, relève le défi proposé par le rôle : il apprend à tirer, fait du sport et se montre très crédible dans cette composition de ce flic solitaire issu de l'Assistance Publique (si ce n'est la coquetterie de faire dire aux témoins qu'il est "brun" alors qu'il est déjà bien grisonnant, mais il ne faut pas froisser l'orgueil des acteurs...).

Face à lui, le commissaire Ganay (François Périer) n'est qu'un faire-valoir pour son épouse (S. Signoret), vieille bourgeoise digne et hémiplégique qui dirige son époux d'une main de fer dans un gant de velours (elle l'autorise à entretenir une maîtresse).

Tous ses personnages vont être pris dans un engrenage de tension et de violence, assez bien retranscrit à l'écran en dépit de quelques longueurs, et qui culmine par une dernière scène d'action où l'inspecteur Ferrot, poussé dans ses derniers retranchements, va chercher l'absolution dans l'héroïsme le plus suicidaire.


avatar
Chewie

Messages : 240
Date d'inscription : 13/01/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum