Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

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Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par edmond Gropl le Mer 6 Oct - 15:00

Le père, la mère et leurs trois enfants vivent dans les faubourgs d'une ville. Leur maison est bordée d'une haute clôture. Les enfants n'ont jamais franchi la clôture. Leur éducation, leurs loisirs, leurs amusements, leur ennui, leur entraînement physique se conforment au modèle imposé par les parents, en l'absence de toute empreinte du monde extérieur. Les enfants pensent que les avions qui volent au-dessus de la maison sont des jouets et les zombies, des petites fleurs jaunes. Une seule personne a le droit de s'introduire chez eux : Christina, qui travaille comme agent de sécurité dans l'usine du père. C'est pour satisfaire les pulsions sexuelles du fils que le père fait venir Christina. Dans la famille, tout le monde l'adore, l'aînée des filles surtout. Un jour, Christina lui offre un serre-tête qui scintille, s'attendant à recevoir quelque chose en retour.



Le premier devoir de philosophie qui m'ait été donnné d'accomplir avait comme sujet la phrase d'André Gide: "familles, je vous hais". Si a l'époque, j'avais vu ce film, j'aurais pu rendre une copie de 35 pages au lieu du tissu d'insignifiance qu'a du être mon devoir.

C'est une charge définitive contre la famille considérée comme institution totalitaire (et patriarcale).
Je considére que c'est également un polar de tres haut niveau.

Par honneteté intellectuelle, je dois avouer que j'ai dormi la moitié du film pour des raisons autres que cinematographiques, j'ai donc vu les 20 première minutes et les vingts dernières mais je crois cela suffisant pour valider mon commentaire.

C'est un film qui me paraît avoir été pensé sous l'influence de M. Hanecke et Speedy Gonzalès.
Ca commence comme un film de Hanecke, pas d'introduction . Ca se termine comme un film de Hanecke, pas de conclusion. Tout le reste est du Hanecke hyper-compressé.
Pas de scènes méditatives, pas de répit, pas d'espace de contemplation comme il y a dans les films de Hanecke, que des scènes de tensions et de violences Haneckiennes.
C'est plutot éprouvant.
Comment ais-je pu m'endormir?

C'est un film qui pousse à considerer "Festen" comme un divertissement bourgeois.

IL n'y a que des scènes de pure folie.

Ce film à eu le prix "un certain regard" (Cannes 2009)


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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par Ernest Kurtz le Mer 6 Oct - 16:07

Ho, ho, voilà qui semble prometteur. Pasolini chez Boris Vian ?
Jamais entendu parler en tout cas, mais prometteur. Trouvable en VO ?
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Ernest Kurtz

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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par edmond Gropl le Mer 6 Oct - 18:39

Je ne sais pas si ça se touve, je l'ai vu en VO (ce qui permet d'entendre parler Grec) sur le serveur video orange.

J'ai oublié de dire que c'est un film qu'il faut voir seul, ou avec de bons (nes) complice. Il ne faut surtout pas voir ce film en famille.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par Chewie le Mer 6 Oct - 23:43

J'ai un seul trésor dans ma vie. Il ne figure ni sur mon relevé bancaire mensuel ni dans mon garage. Pas plus dans la vitrine de mon salon.

Ce trésor, c'est ma famille. Sans ma famille, je ne serais pas grand-chose aujourd'hui. Un pauvre type, même. Un looser qui picolerait tout seul dans un petit appartement plein de poussière et qui ne saurait trop comment tuer le temps trop long qui le sépare de la tombe froide.

Ma famille, c'est tout sauf un truc totalitaire. C'est une expérience de socialisation sans équivalent qui m'a sauvé de moi-même.

Du coup, ce film - si l'analyse qu'en fait edmond est partagée - m'interpelle.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par limbes le Jeu 7 Oct - 0:52

Chewie, pourquoi dirais-tu que ça t’as sauvé ? Je veux dire, quels sont les éléments intrinsèques à la famille qui ont fait ça, pour toi ? Est-ce le fait d’avoir à te préoccuper d’individus autres que toi ? Que d’autres se préoccupent intimement de toi ? De te sentir moins seul ? (mais si c'est trop indiscret tu n'es pas obligé de me répondre)

Peut-être que la famille est une réduction en miniature de la société, et qu’il serait intéressant de l’étudier sous cet angle. A mon sens, la famille comme institution totalitaire et patriarcale a vécu, elle est aujourd’hui traversée de démocratie participative et autres libertés individuelles, mais pour autant, ça n’exclut pas des mécanismes pervers. Et puis, je me demande si elle n’est pas intrinsèquement problématique (je parle de la famille avec enfants, un couple est aussi une famille), au sens où elle demande des choses contradictoires, qui sont à la fois de l’ordre de l’obéissance (aux règles qu’elle se fixe comme toute collectivité), et de l’ordre de l’émancipation à venir et de l’autonomie (donc avec le sens critique qui va avec, a priori contradictoire avec l’obéissance aveugle)

C’est aussi dans les familles qu’ont lieu la plupart des crimes (je veux dire, un enfant a plus de risques d’être violé par son père ou son oncle que par un pédophile pervers du net ou du coin de la rue), sans compter les choses infimes, non réprimables par la justice, les humiliations, les mini-abandons, les silences mortifères, les violences sourdes, l’amour avide (pour combler), les quotidiens vides, les fantômes du passé…

Par ailleurs, je n’ai pas vu le film, mais il me semble, et on le sent dans certaines familles qui fonctionnent presque comme des sectes, que le danger pour l’enfant, il peut venir du fait que c’est son seul horizon (le seul, le bien, le meilleur, même s’il est complètement tordu). Et ça laisse des traces, compliquées pour vivre avec les autres, ensuite, parfois. J’ai l’impression vu ce qu’en dit Gropl que ce film est une compression de cette tendance au repli et au monde clos qu’a, plus ou moins, toute famille.

Et ce qui me frappe aujourd’hui, c’est à quel point elle est valorisée, comme si elle était la seule manière de vivre une vie (en couple, avec des enfants). Le modèle Ricoré, en quelque sorte, recomposée ou avec parents homos, mais toujours et encore le couple et les marmots. Et parfois, je trouve qu’il y a quelque chose de terrible là –dedans, un peu comme si c’était un kit qu’on achèterait pour ses bénéfices supposés personnels et sociaux, j’imagine un type fatigué dans une foire, il débite son boniment il a bu trois whiskys pour tenir, il nous vend le truc et on l’achète , ça a l’air vachement bien, et on se sentait un peu seul, et en plus il nous fait un prix parce que c’est nous et qu’on a l’air sympathique (manque de bol, Super Nanny est morte).

Pour ma part je trouve ça très complexe, la famille (celle que je me suis créée comme celle dont je suis issue), et dans une certaine mesure, je parle pour moi, c’est compliqué de détester le concept lui-même, tout en le pratiquant (et en y trouvant des choses à la fois formidables et très difficiles)






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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par edmond Gropl le Jeu 7 Oct - 10:24

Chewie a écrit:

Du coup, ce film - si l'analyse qu'en fait edmond est partagée - m'interpelle.

Je ne fais aucune analyse du film dans mon commentaire, j'essaie juste de donner envie d'aller le voir.

Sur un point de vue de l'analyse, de la coherence du propos, j'avoue être plutôt sceptique. C'est une grande réussite esthétique, un formidable coup de poing, une agression gratuite (les plus traumatisantes, peut-être me suis je endormi inconsciemment pour echapper à cela), a la fois magistrale et insignifiante. On dirait vraiment que le réalisateur a voulu surpasser Hanecke sur son terrain en prenant comme base de travail la quintessence de la violence Haneckienne . (sans la profondeur).

Ernest dit "Pasolini chez Boris Vian", je ne connais pas vraiment Pasolini ( a part la formidable nouvelle de M. Villard consacré à son meurtre (bâtie selon le schema de l'affaire N Gustro)) mais il y a un coté Boris Vian et ses angoisses absurdes qui dérivent vers le comique.

Je ne crois pas que ce film puisse atteindre les fondations d'une famille équilibrée ( qui serait un modèle ou chacun prend ce qu'y a de bon chez l'autre) mais je suis sur qu'il peut faire beaucoup de bien a ceux qui ont vécu leur rapports familliaux comme un enfer.

Mais ce film pose le problème de la famille comme valeur en soi, sans le résoudre.


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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par edmond Gropl le Jeu 7 Oct - 10:26

limbes a écrit: J’ai l’impression vu ce qu’en dit Gropl que ce film est une compression de cette tendance au repli et au monde clos qu’a, plus ou moins, toute famille.

C'est exactement ça, une compression à la Cesar.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par Ernest Kurtz le Jeu 7 Oct - 14:15

edmond Gropl a écrit:
Ernest dit "Pasolini chez Boris Vian", je ne connais pas vraiment Pasolini ( a part la formidable nouvelle de M. Villard consacré à son meurtre (bâtie selon le schema de l'affaire N Gustro)) mais il y a un coté Boris Vian et ses angoisses absurdes qui dérivent vers le comique.
Je faisais juste allusion, simplement sur la base de tes commentaires, à la fois à L'arrache-cœur (pour la sur-protection des enfants) et à Théorème de Pasolini (en allant vite, l'histoire d'un bel éphèbe qui débarque dans une famille bourgeoise italienne, "se tape" le père, la mère et les enfants, la bonne aussi je crois, faisant complètement explosé la cellule familiale). C'est cet espèce de rapprochement bizarre que m'évoquaient tes commentaires.
Bon, je vais tâcher de me dégoter ce Canine , même si tu cites beaucoup Hanecke, réalisateur avec lequel, hormis pour Le ruban blanc (film peut-être plus grand public pour les aficionados du réalisateur) que j'ai absolument apprécié (et, je crois, compris), j'ai un peu beaucoup de mal, ayant eu l'impression de ne pas saisir vraiment, de ne pas bien comprendre ce qu'il veut dire dans les deux autres films de lui que j'ai vus (Benny's video et Caché)
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par edmond Gropl le Jeu 7 Oct - 21:22

je crois que Pasolini chez Boris Vian, ca peut faire l'affaire. (avec un soupçon d'Hanecke)
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par txoa le Jeu 7 Oct - 21:42

Bouh, la famille !! Limbes a écrit en mieux tout ce que j'en pense; elle peut être source d'équilibre, la recherche de sa création peut sauver de l'autodestruction mais elle n'est pas, par essence, synonyme d'amour. Elle peut être tout le contraire, le lieu de toutes les répressions, de toutes les névroses (ce que dit Limbes, entre émancipation et cadre). Je côtoie, au boulot, tous ces enfants issus de familles pathologiques. Je dirais très pathologiques parce que j'ai tendance à penser que la famille porte en elle les germes de toutes les pathologies.
Ca me fait penser à ce film extraordinaire dont j'ai oublié le titre avec O. Gourmet et I. Huppert au bord d'une autoroute.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par limbes le Ven 8 Oct - 17:07

Oui, moi aussi, je pense qu'il y a des graines pathologiques dans toutes les familles, plus ou moins développées.

Par exemple, dans ma famille normale, quand quelqu’un sonnait à la porte (à l’époque, pas d’interphone), eh bien on n’ouvrait pas. On se figeait, on ne faisait plus aucun bruit, et on attendait que l’importun s’en aille. C’était comme ça, et associé à aucun discours particulier (du genre les gens sont méchants ou des dangers potentiels). Je n’avais pas idée qu’on puisse se comporter différemment, en fait. C’est un peu idiot, dis comme ça, mais résultat, encore aujourd’hui, toute venue non programmée (sonnettes diverses, y compris celle du téléphone – auquel je ne réponds presque jamais, sauf quand mes minots sont dans les parages et que je ne veux pas passer à leurs yeux pour une totale sauvage) me rend malade (j’essaie de lutter, mais c’est difficile). Je le vis comme une intrusion pénible, systématiquement.
C’était juste un exemple de normalité bizarre, et des traces qui bouffent un peu la vie.

Je pense aussi que la famille, comme tout groupe constitué, a les inconvénients du groupe, au sens où ce dernier induit une sorte de jeu de rôles dans lequel on est souvent enfermé (le petit frère caractériel, l'oncle taré, la fille capricieuse, etc. et inversement), et qu'à force, c'est comme si on était obligé de se conformer à l'image qu'ont de nous les autres, alors que, si ça se trouve, on n'était même pas comme ça, initialement


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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par Manuel le Ven 8 Oct - 17:41

txoa a écrit:
Ca me fait penser à ce film extraordinaire dont j'ai oublié le titre avec O. Gourmet et I. Huppert au bord d'une autoroute.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par txoa le Ven 8 Oct - 19:09

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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par edmond Gropl le Ven 8 Oct - 19:35

limbes a écrit:
quand quelqu’un sonnait à la porte (à l’époque, pas d’interphone), eh bien on n’ouvrait pas. On se figeait, on ne faisait plus aucun bruit, et on attendait que l’importun s’en aille. C’était comme ça, et associé à aucun discours particulier

C'est un peu ça que j'appelle des instants haneckiens. ( a defaut d'autre definitions); C'est aussi ces instants qui sont la matiere du film.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par txoa le Ven 8 Oct - 19:46

Autre pathologie familiale ordinaire: Dés que sonne le téléphone, celui du couple qui décroche met le HP et appelle l'autre à ses côtés. Toujours. Mécaniquement.
Mais des trucs comme ça, révélateurs d'un relatif désordre systémique, on en cultive tous dés que l'on fonde une famille sans s'en rendre compte. Et quand le noyau éclate, ils nous sautent à la gueule.
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par stalker le Lun 11 Oct - 1:22

edmond Gropl a écrit:
limbes a écrit:
quand quelqu’un sonnait à la porte (à l’époque, pas d’interphone), eh bien on n’ouvrait pas. On se figeait, on ne faisait plus aucun bruit, et on attendait que l’importun s’en aille. C’était comme ça, et associé à aucun discours particulier

C'est un peu ça que j'appelle des instants haneckiens. ( a defaut d'autre definitions); C'est aussi ces instants qui sont la matiere du film.
Il y a précisément de nombreux instants très Haneckiens dans les textes de Limbes, à mon sens.
(ceci n'est pas une parenthèse, ni une tentative de digression)
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Re: Canine - Yorgos Lânthimos (2009)

Message par limbes le Ven 15 Oct - 16:46

Sur les familles cloisonnées qui se décomposent de l'intérieur, je conseillerais ce bouquin (qui n'a sans doute rien à voir avec Canine au sens strict, pardon à l'auteur)



L'écriture est formidable, incarnée, âpre, éminemment évocatrice. On est dans les campagnes reculées, avec ceux qui arrivent, ceux qui partent. Et ceux qui restent.
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