Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

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Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par Chewie le Lun 5 Juil - 17:02



A travers l’intégralité de ses chroniques dans « Charlie Mensuel » ou la revue « Polar « (agrémentées de quelques travaux de préface), Jean-Patrick Manchette aborde sur une période qui va de 1976 à 1995 les dernières parutions du roman noir aussi bien que l’histoire, la critique ou la théorie du genre.



L’auteur Manchette ne m’a guère ému ou convaincu (« l’Affaire N’Gustro » ou la « Position du tireur couché »). Les mauvaises langues diront que c’est un dénigrement idéologique, ce qui est sans doute vrai dans une certaine mesure mais je dirais que c’est aussi et surtout une histoire de style.

Le behaviorisme glacial et mécanique m’ennuie, me fatigue les yeux et insupporte mon goût pour l’introspectif.

Sur ce point, guère de salut dans ces Chroniques : Manchette réaffirme son penchant immodéré pour ce style narratif, qu’il estime même (hélas) quasiment obligatoire ou indispensable dans le cadre du polar hardboiled… Simple querelle de chapelle sans intérêt ni réponse objective mais on aurait aimé (peut-être) un ton moins péremptoire, un peu plus de conscience que c’est avant tout histoire de goût.

Autre point qui frappe dans les premières chroniques (qui sont déroulées au sein du recueil dans leur ordre chronologique) : la pregnance de l’analyse marxiste dans sa critique historique du roman noir. Pour Manchette, l’âge d’Or du roman noir américain est l’enfant de la contre-révolution mondiale qui suit la fin de la première guerre mondiale, et en quelque sorte l’un de ses symptômes, d’où cette relation ambigüe que semble avoir entretenu Manchette avec le roman noir tout au long de sa carrière. Il aime le roman noir en même temps qu’il théorise que ce genre littéraire est l’expression de son ennemi idéologique.

Si l’analyse a le mérite d’être étayée et plausible, elle souffre d’être répétée, voire martelée. L’auteur tenait au-delà de tout à imposer cette critique historique qui est le fondement de son engagement en tant qu’écrivain. Manchette a voulu utiliser le roman noir, ses codes et ses armes, pour le retourner contre la force réactionnaire qui l’a produite dans ce qu’il nommera le « roman d’intervention sociale ».

A ce moment de la lecture, je suis un peu désabusé et j’ai surtout envie de dire à Manchette : et la Frontière ? Et la crise de 1929 ? Là où il ne voit que l’explication politique quasi complotique (cette fameuse contre-révolution mondiale à l’oeuvre pour opprimer les tentatives socialistes révolutionnaires à travers le monde), j’aurais bien envie de l’interpeller sur la donne civilisationnelle.

La grande fêlure américaine du début du 20ème siècle, c’est la fermeture officielle de la « Frontière » en 1890 et la constitution des derniers états : Oklahoma en 1907, Arizona et Nouveau-Mexique en 1912. C’est non seulement la fin d’un espace qui quitte le domaine physique pour rejoindre celui du mythe (l’Ouest Sauvage), c’est aussi et surtout la fin d’un mode de vie : le citadin supplante le pionnier et la civilisation de l’automobile, du fordisme, engloutit sous le bitume les dernières pistes indiennes. Le prolo de l’ouest, ce fameux cow-boy qui n’était rien d’autre qu’un manœuvre agricole qu’on embauchait à la saison lors des grandes transhumances de bétail, n’a plus de raison d’être. Les barbelés ont poussé dans la Prairie et il doit rejoindre la masse grandissante des ouvriers des grandes villes qui ne cesse de s’accroître depuis la fin de la guerre de sécession. La vie rude et rurale des grands espaces fait place à la promiscuité des grandes villes. Le Fort de l’US Cavalry cède la place au commissariat central. La violence sauvage, au sens de cruelle et animale, de l’Ouest est remplacée par la violence sordide de la Ville.

Lorsque 120 ans plus tard, les trois-quarts des familles américaines se massent devant leur téléviseur chaque fin de janvier pour suivre le Superbowl, ce n’est pas simplement le sport spectacle et le règne du spot publicitaire qu’elles célèbrent, c’est aussi la formidable nostalgie toujours vivace de cette seconde révolution américaine que fut la conquête de l’Ouest, et que symbolisent aujourd’hui ces équipes de Redskins, de Chiefs ou de Cowboys qui luttent âprement sur le terrain pour repousser de quelques yards une frontière imaginaire (la ligne de scrimmage) jusqu’à l’embut adverse qu’on nomme la « Terre promise ».

Non seulement Manchette sous-estime cette mutation phénoménale de la société américaine, mais il surestime la portée de la révolution bolchevique russe aux USA, où l’IWW, principal syndicat révolutionnaire américain, ne comptera jamais que cent mille adhérents au sommet de son activisme en 1917, alors que le pays compte déjà plus de cent millions d’habitants…

Là où l’analyse de Manchette finit de vaciller, c’est quand il survole allègrement la crise de 1929, qui est pourtant le vrai contexte de la naissance du roman noir. S’il règne à l’époque des troubles sociaux et des mouvements syndicaux, ils ne sont pas portés par un formidable courant de pensée révolutionnaire ou un idéal de monde nouveau, mais tout simplement par le fait que l’économie capitaliste spéculative s’effondre et que les gens perdent massivement leur emploi, se retrouvent à la rue et craignent pour leur avenir….

Heureusement pour le lecteur non marxiste, Jean-Patrick Manchette est avant tout un amoureux du roman noir. Amateur érudit et foisonnant, qui plus est d’une exigence implacable avec son genre de prédilection. S’il est sans complaisance pour les bons faiseurs (les thrillers), les viandards (SAS) et les niaiseries gauchisantes du néo-polar (Fajardie), il est aussi animé d’un goût et d’un don pour le partage qui donne aussitôt envie de noter quelques-un de ses coups de cœur tandis que les chroniques s’enchaînent malgré les dénégations du lecteur qui voit les pages restantes décroître vitesse grand V et qui essaie de se freiner à grand coups de « celle-ci, c’est la dernière ».

Un recueil de chroniques, ça peut sentir l’ennui pour le lecteur, le marketing pour l’éditeur (et généralement le sapin pour l’auteur, malheureusement). Ces Chroniques là sont une exception qui synthétisent parfaitement ce que fut Jean-Patrick Manchette, et soulignent avec évidence son apport inestimable au roman noir contemporain : au-delà de l’engagement, de l’idéologie et des divergences, elles constituent un formidable témoignage de la passion pour un genre, de l’intégrité de la démarche et de la fulgurance d’esprit d’un écrivain entier.

Indispensable.




Dernière édition par Chewie le Lun 4 Oct - 13:18, édité 1 fois
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Message par Manuel le Lun 5 Juil - 20:12

Chewie a écrit:

La grande fêlure américaine du début du 20ème siècle, c’est la fermeture officielle de la « Frontière » en 1890 et la constitution des derniers états : Oklahoma en 1907, Arizona et Nouveau-Mexique en 1912. C’est non seulement la fin d’un espace qui quitte le domaine physique pour rejoindre celui du mythe (l’Ouest Sauvage), c’est aussi et surtout la fin d’un mode de vie : le citadin supplante le pionnier et la civilisation de l’automobile, du fordisme, engloutit sous le bitume les dernières pistes indiennes. Le prolo de l’ouest, ce fameux cow-boy qui n’était rien d’autre qu’un manœuvre agricole qu’on embauchait à la saison lors des grandes transhumances de bétail, n’a plus de raison d’être. Les barbelés ont poussé dans la Prairie et il doit rejoindre la masse grandissante des ouvriers des grandes villes qui ne cesse de s’accroître depuis la fin de la guerre de sécession. La vie rude et rurale des grands espaces fait place à la promiscuité des grandes villes. Le Fort de l’US Cavalry cède la place au commissariat central. La violence sauvage, au sens de cruelle et animale, de l’Ouest est remplacée par la violence sordide de la Ville.

Ton analyse se défend. Mais je dois rappeler qu'avant 1890, il existait déjà aux USA tout un genre de westerns (magazines ou romans) entretenant la nostalgie d'un vieil Ouest submergé par la civilisation. On parlait du Far West disparu alors qu'il existait encore. Je crois donc que c'était un peu plus compliqué que ça.
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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par Chewie le Mar 6 Juil - 9:45

Salut Manuel,

Je crois donc que c'était un peu plus compliqué que ça

Je suis tout-à-fait d'accord avec toi, pour moi le roman noir n'est pas né d'une seule cause politique, sociale ou même civilisationnelle, mais d'un faisceau de convergences de diverses natures qui font qu'à l'instant T le roman noir hardboiled a pu éclore aux USA. Si certaines causes étaient récentes (crise de 1929, première guerre mondiale, production de masse, urbanisation), d'autres étaient sans doute plus profondes, plus anciennes, remontant peut-être même à la fondation des Etats-Unis.

Je voulais juste souligner qu'à mon avis la lecture purement idéologique de la contre-révolution, même si elle est intéressante, est trop catégorique et trop réductrice (quand je disais qu'il avait sous-estimé certains points et surestimé celui-ci), et en aucun cas avancer "ma" théorie, qui serait "meilleure" que celle de Manchette...
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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par edmond Gropl le Mar 6 Juil - 11:46

Chewie a écrit:
[size=12]
Non seulement Manchette sous-estime cette mutation phénoménale de la société américaine, mais il surestime la portée de la révolution bolchevique russe aux USA, où l’IWW, principal syndicat révolutionnaire américain, ne comptera jamais que cent mille adhérents au sommet de son activisme en 1917, alors que le pays compte déjà plus de cent millions d’habitants…

Je suis pas certain que l'on puisse mesurer le degré de pénetration des idées bolcheviques aux states par l'activité syndicale, peut-être plus par le degré d'activité anticommuniste.

J'ai lu ces chroniques il y a quelques temps, Indispensable, j'approuve.
D'ailleurs faudrait que je le relise.


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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par Chewie le Mar 6 Juil - 15:48

Je ne suis pas certain que l'on puisse mesurer le degré de pénétration des idées bolcheviques aux States par l'activité syndicale, peut-être plus par le degré d'activité anticommuniste.
Oui, cela pourrait aussi être un autre indicateur, mais qui risque à son tour d’être fortement perturbé, voire carrément faussé, par le conflit essentiel entre les valeurs authentiquement américaines et les valeurs communistes.

Pourquoi une telle virulence anticommuniste aux USA ? Il y a eu en France et ailleurs des partis communistes forts, structurés, pesant un réel poids dans toutes les élections locales ou nationales avec des suffrages à deux chiffres et pourtant nous n’avons jamais assisté à une telle virulence anticommuniste, alors que leur probabilité de s’emparer du pouvoir était largement supérieure à celle des travaillistes américains.
Je crois qu’on oublie souvent que les valeurs profondément américaines ne sont pas liées au capitalisme, qui n’est qu’un enfant bâtard de la liberté d’entreprise, elle-même issue de la liberté individuelle, première valeur américaine.

Liberté individuelle et communisme sont comme l’huile et l’eau : non miscibles. On aura beau secouer le bocal sociétal dans tous les sens, la revendication de l’individu à aspirer à la liberté en tant que singularité menant à son bonheur - qui peut être radicalement opposé à la conception singulière du bonheur de son voisin, qui pourtant se reconnaissent comme singularités constitutives de la Nation américaine sous la même bannière étoilée - se heurtera toujours à la théorisation d’un projet politique commun où la solution globale du bonheur est descendante, c’est-à-dire fournie par un état providence fort alimentée par la collectivité.

De la liberté individuelle découlent les autres valeurs fondamentales américaines, comme la liberté du culte, donné fondamentale trop souvent oubliée par les penseurs athées européens. Les USA sont un foisonnement hallucinant de religions disparates, hétéroclites, contradictoires, et dont un certain nombre tomberaient sous le coup des lois européennes sur les mouvements sectaires. Ce fut voulu par les Pères Fondateurs, en réaction au conservatisme européen et à ce qui était perçu comme une oppression religieuse.

Là encore, liberté quasi absolu de culte, foisonnement d’églises et de congrégations et fort présence du religieux au sein de la cellule familial ne sont pas des données compatibles avec le communisme, ce néo-paganisme qui prétend libérer le peuple de l’aliénation de la crainte de Dieu et de l’oppression des clergés.

On pourrait aussi évoquer le droit fondamental des citoyens américains à s’armer, à former des milices et à prendre en charge leur défense individuelle, conception de la sécurité diamétralement opposée et non dissoluble dans la vision d’une sécurité collective assumée par la police du peuple, une et indivisible et qui place la priorité de la sauvegarde collective bien au-delà de la sauvegarde d’un individu isolé.

Liberté d’opinion et de la presse, vision du rôle de l’état fédéral, diversité des lois entre les états, importance de la cellule familiale et de ses valeurs (seule collectivité vénérée aux USA)… Prise isolément, chacune des valeurs américaines de base est en opposition flagrante avec l’idéologie communiste.

Voilà pourquoi la commission McCarthy s’appelait tout-à-fait officiellement la « Commission des Affaires anti-américaines ». Ce n’est pas juste de la méchante propagande capitaliste ou parce les américains sont des salauds comme l’écrivait bêtement Sartre, mais parce que pour la très grande majorité d’entre eux, le communisme est vécu comme une négation, une insulte à leur mode de vie et de pensée, à leur nature sociale profonde.

Le communiste américain est dans la même position que l’ultra royaliste catholique français qui voudrait rétablir la royauté, les droits régaliens et les privilèges de la Noblesse de droit Divin. Non seulement, il se sent généralement très seul et, au mieux, il passe pour un illuminé, au pire pour un salaud, un traître à la Révolution, notre mère à tous. On murmura dans son dos au bistrot : « salopard d’aristo, encore un qui a échappé à la guillotine », de même qu’on murmurera dans le dos du communiste américain : « salopard de rouge, encore un qu’on aurait dû renvoyer à Moscou assis sur un missile Titan ».

C’est pourquoi, à mon avis, la virulence anticommuniste aux USA n’est pas forcément représentative du « risque » politique représenté par l’extrême-gauche américaine, ni de son poids éléctoral, ni de son influence réelle, mais surtout de la non compatibilité fondamentale de cette doctrine idéologique avec « l’idée américaine ».
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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par edmond Gropl le Mer 7 Juil - 13:19

[quote="Chewie"]
Je crois qu’on oublie souvent que les valeurs profondément américaines ne sont pas liées au capitalisme, qui n’est qu’un enfant bâtard de la liberté d’entreprise, elle-même issue de la liberté individuelle, première valeur américaine.



Je veux bien le croire mais ce serait quoi l'enfant légitime de la liberté d'entreprise?

Sinon, L'autobiographie de Jim Thompson "Vaurien" est une formidable illustration de tout ceci. A travers les portraits de de son grand pere, de son pere (qui passait regulièrement de l'état de millionnaire a celui de clochard) et de lui même, on assiste a toute la naissance d'un état.
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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par edmond Gropl le Mer 7 Juil - 13:21

Chewie a écrit:[q

Liberté individuelle et communisme sont comme l’huile et l’eau : non miscibles.

Sauf en Chine.
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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par limbes le Sam 10 Juil - 16:32

edmond Gropl a écrit:

J'ai lu ces chroniques il y a quelques temps, Indispensable, j'approuve.
D'ailleurs faudrait que je le relise.



Son journal est moins intéressant, il m'a semblé (mais je n'ai fait que le grappiller)
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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par Sir Charles le Lun 12 Juil - 12:44

Manchette est cavalier, péremptoire, brillant, sectaire, spirituel, désinvolte... en un mot stimulant. Sa lecture historique est ce qu'elle est mais il a surtout le mérite dans ces Chroniques d'être un dénicheur qui pousse à lire les auteurs dont il parle. Pour ce qui est de la critique du capitalisme à travers le polar, c'est une autre affaire... C'est en tout cas d'autant plus difficile que le capitalisme se fonde sur la légalité (le capitalisme c'est en quelque sorte bien souvent de la criminalité légale), or le sujet du polar c'est d'abord l'illégalité.

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Re: Manchette, Jean-Patrick - Chroniques (1996)

Message par stalker le Mar 13 Juil - 13:50

J'ai écrit un long message cette nuit au sujet de ce rapport entre capitalisme et criminalité légale. Mais je l'ai effacé car il digressait un peu trop. Je le reprendrai peut-être avec plus de concision. Mais à la fin je discutais le terme "illégalité" que tu emploies pour qualifier le polar. Je le remplaçais par "transgression". La nuance est importante.
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