Vampires - John Carpenter (1998)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Vampires - John Carpenter (1998)

Message par stalker le Ven 28 Mai - 17:09

Mercenaires à la solde du Vatican, Jack Crow et son équipe sont chargés de localiser des « nids » de vampires et de les exterminer. Valek, un puissant maître vampire échappe à l'un de ces « nettoyages » et se venge en massacrant une partie des hommes de Jack.



Ce film de vampires fait partie de la famille de ceux qui s’approprient le mythe et le détournent, s’éloignant ainsi de la foule d’adaptations de l’œuvre de Bram Stocker, ou d’inspirations proches. Aucune trace de Dracula dans ce Vampires, mais en revanche un maître, nommé Valek, qui sévit sur terre depuis le XIIIème siècle et sait s’entourer de congénères contaminés par ses soins, notamment de nombreuses goules (qui tomberont comme des mouches sous l’assaut de Crow et ses hommes – qui tomberont également, ainsi que les catins qui leur tenaient compagnie, en particulier lors du premier carnage, assez spectaculaire).

Peu de surprises en ce qui concerne le déroulement du scénario (écrit par Don Jakoby, adapté du roman Vampires, de John Steakley) : nous sentons rapidement où il nous mène, et il nous y mène effectivement. Pas mal d’invraisemblances jonchent le film, mais c’est du Carpenter : un héros (dont les parents ont été tués par un vampire) traque un puissant vampire, ce qui, en soi, est invraisemblable. Les deux se retrouvent face à face à la fin, cernés par des cadavres et des cendres. Bien.

Carpenter s’en prend ici au Vatican, à son pouvoir et à ses valeurs, par l’intermédiaire du digne représentant spirituel qui l’a initialement missionné. Les intentions du réalisateur se situent ici, greffées dans la trame d’un film de genre, son folklore, ses ficelles, tout comme il prend en otage le président des Etats-Unis dans New-York 1997, par exemple, où l’île de Manhattan est devenu une vaste prison sans gardien.
Nous sommes en plein Carpenter, mais pas dans le meilleur en ce qui concerne le scénario. Cependant la mise en scène et un régal, ainsi que la photographie (son traitement subtil qui nous laisse du jaune et du rouge dilués au noir dans les pupilles). C’est du western moderne, de la grosse cavalerie sans modération. Comme dans la plupart de ses films, Carpenter a composé lui-même la bande originale (kitch au possible).

La meilleure séquence, à mon sens, est celle qui ouvre le film, posant d’emblée les bases sur lesquelles tout le film fonctionnera : un décor, une atmosphère tendue. Une petite ferme perdue dans le désert, complètement close, hermétique à la lumière du jour, dans laquelle se trouve un nid de vampires à exterminer, méthodiquement.
Remarquable.

avatar
stalker
Admin

Messages : 3379
Date d'inscription : 03/06/2008
Localisation : un hameau paumé

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum