Le baiser de l'ombre- Paul Colize (2010)

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Le baiser de l'ombre- Paul Colize (2010)

Message par edmond Gropl le Jeu 6 Mai - 2:02



Les rousses, c’est mon péché mignon.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.
Si j’en compte déjà une belle brochette dans mon palmarès, Ava, la dernière en date, occupe sans conteste le haut du classement.
En ce qui concerne le meurtre de son père, autant le dire tout de suite, je n’ai rien à voir là-dedans. Pas plus que dans le vol de cette toile apparemment sans valeur. Ces choses-là arrivent.
C’est dommage.
Bien sûr, je n’aurais pas dû subtiliser ce message qui proposait de chercher l’erreur. Il ne m’était pas destiné. Pas plus que je n’aurais dû me foutre de la gueule des flics qui s’empêtraient dans cette enquête.
C’est vrai.
Que voulez-vous, j’ai toujours aimé mettre mon nez dans les affaires des autres.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.



C'est une comédie policière, un genre difficile.
L'auteur s'est visiblement amusé à l'écrire, ça se sent et certains passages sont bien marrants. L'écriture est fluide. C'est un livre sans prétention (un livre "léger" par rapport au précédent "la troisième vague" qui abordait un sujet plus sensible, les tueurs du Brabant) et comme l'auteur me semble être un type pas prétentieux, ça roule.
La mécanique de l'intrigue est assez sophistiquée et plutôt efficace. Ça s'enchaîne bien et il y a quelques astuces scénaristiques bien troussées.
L'intrigue se déroule dans le milieu du marché de l'art et des grands collectionneurs, des milliardaires qui s'excitent à acheter des oeuvres pour les cacher dans des coffres.

Le héros est un Coach pour riches entrepreneurs déprimés et stupides (. Il est très cynique et pense qu'il y a deux sortes d'hommes, ceux qui s'adaptent, créent, gravissent les échelles et les autres, les assistés, les parasites, les non productifs. Il ne s'intéresse qu'aux premiers. (de même que tout le livre s'intéresse au marché de l'art, et assez peu à l'art en lui même). Il a des problèmes d'érection, ce qui est plutôt curieux et innovant dans le monde du polar. C'est dommage que son problème disparaisse assez vite dans le récit, sans qu'on sache vraiment pourquoi ils sont apparus, puis ont disparu. (Le personnage aurait gagné en profondeur si son introspection thérapeutique avait été un peu plus sérieuse).
Le héros, (qui pour moi est un vrai connard, j'ai donc du mal à m'intéresser à ses péripéties et à ses problèmes personnels, d'autres seront certainement séduits par le bonhomme) est donc pris dans une histoire de faux-vrai tableau de Klimt, (vrai faux tableau dont nous suivons parallèlement l'histoire sur plus d'un siècle, tel un contrechant et qui se termine sur une jolie et puissante scène ironique).

J'ai trouvé qu'on était un peu dans le ton des pastiches cinématographique d'OSS 117 avec Jean Dujardin.

edmond Gropl

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