Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

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Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Jeu 4 Fév - 3:26

Dans la France occupée, Shosanna Dreyfus assiste à l'exécution de sa famille juive par le colonel de la SS Hans Landa. Shosanna parvient à s'échapper et se retrouve à Paris où elle se construit une nouvelle identité en tant que gérante d'un cinéma.Ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs spécialisés dans des actions ciblées et risquées. Connus sous le nom de « The Basterds », Raine et ses hommes font équipe avec l'actrice allemande et agent double Bridget von Hammersmark pour tenter d'assassiner les dirigeants du Troisième Reich. Ils croisent alors la route de Shosanna qui mène sa propre vendetta.



Tarantino, on aime ou on n’aime pas. On argumente pour dire qu’on aime, mais aussi pour dire le contraire, généralement. On peut prétendre qu’il n’a rien à dire et s’amuse juste comme un dingue de cinéma, ou qu’il a précisément choisi le cinéma pour parler de cinéma et, tant qu’à faire, porter un œil critique sur son époque et sur l’Histoire (pas uniquement du cinéma). Affaire de goûts. On a le droit d’aimer ou de ne pas aimer, puis il y a tellement d’autres choses à voir sur les écrans, et tellement de moyens de dire qu’on aime ou qu’on n’aime pas, sans toujours savoir pourquoi. Reste que Tarantino s’en lave probablement les mains et qu’il poursuit son œuvre – à mon sens brillamment.

Si vous n’aimez pas, je vous suggère tout de même de vous projeter la première séquence du film. Juste celle-ci. Ou alors, si vous aimez, proposez à des détracteurs de Tarantino de regarder cette séquence, mais sans leur dire de quel film il s’agit. Et surveillez les réactions. Notez les commentaires. Relevez les paradoxes. Et oui, c’est Tarantino qui a fait ça. Après Boulevard de la mort. Il faut dire qu’il a pris son temps, puisque l’écriture du scénario date de 1996. Juste la durée nécessaire pour l’écrire, le couver et rassembler patiemment tous les éléments qui en feront 13 ans plus tard un grand film.
Le temps que Mélanie Laurent surgisse sur la scène, peut-être. Le temps que Brad Pitt confirme le potentiel pressenti. Le temps de débusquer Christoph Waltz, aussi (qui n’a pas le rôle principal, et on se demande pourquoi). Le temps de rassembler ses billes et de passer tranquillement à l’acte.



Les douze bâtards ne sont qu’une partie du film. Une autre lutte se déroule en simultané, comme l’indique le synopsis. On passe de l’une à l’autre, et ni l’une ni l’autre ne détend la tension, ni l’attention. C’est maîtrisé du début à la fin, monté au dixième de seconde, enchaîné de sorte à ce que chaque instant, y compris ce que les détracteurs (et autres mangeurs de pop-corn) appelleront « longueurs », participe de l’œuvre et des intentions du réalisateur. Elles sont multiples. Tout l’intérêt consiste à ce qu’on s’y perde – et ça fonctionne – mais à ce qu’on s’y retrouve tout le temps, sans en perdre une miette. Et Tarantino parvient à réaliser un film qui, à la fois nous sollicite directement (l’angle historique), et à la fois lui permet d’inscrire ce film de façon logique dans son parcours, c’est à dire en nous piégeant : c’est du Tarantino, mais ça n’en a pas l’air. Ou presque pas, puisque l’énergumène s’autorise des audaces qui lui sont propres, et usent de différents codes, mi-fantaisistes, mi-anachroniques – des incrustations aux airs de signatures ou de pieds de nez (les détracteurs diront ici : était-ce bien nécessaire ? – mais c’est le rôle des détracteurs).



Bowie était-il nécessaire dans la bande originale ? Et les légendes fléchées incrustées à certaines images ? Et ce mensonge qui consiste à dire qu’Adolphe Hitler est mort dans un cinéma en flammes ? Et d’autres mensonges encore, ou plutôt d’autres astuces qui, qu’elles s’avèrent grotesques ou véridiques, ne changent rien à rien. Il s’agit bien de la seconde guerre mondiale, et ce type, le colonel Hans Landa, est bien un chasseur de juifs.

L’histoire s’achève sur les lignes américaines. Revenons à nos moutons et Tarantino regagne ses lignes. Il vient de faire du cinéma, ce n’est pas plus compliqué que ça. Je me demande pourquoi les détracteurs vont chercher midi à quatorze heures – ou le présent dans le passé.

Du cinéma.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Jeu 4 Fév - 3:44

Cette petite note au sujet des différentes orthographes du titre qu'on peut trouver ici et là :

Le film s'appelait à l'origine Inglorious Bastards mais le titre fut changé quelques temps avant le début du tournage en Inglourious Basterds, pour le différencier du titre anglophone d'Une poignée de salopards (The Inglorious Bastards), un film de guerre italien sorti en 1978, réalisé par Enzo G. Castellari et avec Bo Svenson, qui font des apparitions dans Inglourious Basterds.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Ven 5 Fév - 21:06

Et personne pour me faire remarquer que j'avais mis la mauvaise affiche sur le bandeau du forum...
J'aurais mis Blanche neige et les sept nains, c'était idem.
Le prochain qui chronique un roman ou un film, je lui colle une couverture de Boule et Bill.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par Searclaw le Sam 6 Fév - 20:45

T'as aimé donc. Moi aussi. La scène du début, mais aussi la scène du bar, et de restaurant, sont mythiques.Tu l'as regardé en VO ?
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Sam 6 Fév - 21:24

Malheureusement non...
Mais la VF ne s'en sort pas trop mal, sauf pour Brad Pitt (comme toutes les VF avec Brad Pitt).
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par Searclaw le Sam 6 Fév - 22:16

Arg. Tu devrais essayer de te le choper en sous titré, parce que vraiment, c'est grandiose. Vraiment. Parmi les meilleurs jeux d'acteurs que j'aie vu depuis longtemps. Après si tu dis que la Vf, ça le fait...
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par Ernest Kurtz le Mer 10 Mar - 11:17

J'arrive après la bataille, mais bon.
Perso, je n'ai pas aimé "Inglorious basterds". OK pour l'incroyable qualité de metteur en scène de Quentin Tarantino, OK pour le génial Christoph Waltz, mais je n'en peux plus de l'étalage permanent que fait Tarantino de ses références/connaissances ciné. Avec ce film, j'ai eu l'impression que son message principal: "Hey les gars, regardez, je ne m'y connais pas seulement en films de séries B ou Z, je m'y connais aussi en grand cinéma allemand de la période UFA !" et que je te cite Emil Jannings, Brigitte Helm, et d'autres que je n'ai plus en tête. "Et puis tiens, les gars, on va faire référence au films de guerre hollywoodien; Hey, Brad, tu va jouer en essayant d'imiter Aldo Ray ! ". Sincèrement, cette distanciation/second degré permanent, ça finit par me soûler. Perso, quand je repense à la filmo de Tarantino, j'ai l'impression que chaque film est moins bon que le précédent et qu'à partir de Kill Bill 2, cela commence même à être mauvais. Qu'il arrête ses clins d'œil cinéphiliques lourdement appuyés et qu'il nous fasse simplement un bon film au premier degré, avec de l'implication et qu'il cesse de nous tenir à distance de l'émotion !
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par edmond Gropl le Dim 5 Sep - 2:21

je viens de le voir à l'instant. ça m'a rappelé "la grande vadrouille" en plus intello , je suis assez de l'avis d'Ernest.





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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par Chewie le Dim 5 Sep - 13:12

Tarantino n'est qu'un video geek qui a eu le cul bordé de nouilles avec son Reservoir Dogs, il faut arrêter de croire que ce type a du talent (à moins que le talent ne consiste à régurgiter de façon répétitive et pompière des milliers de bouts de films matés dans sa vie de branleur, et alors là, Tarantino mérite un prix Nobel de Cinéma spécialement créé pour lui).
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par edmond Gropl le Dim 5 Sep - 14:08

[(à moins que le talent ne consiste à régurgiter de façon répétitive et pompière des milliers de bouts de films matés dans sa vie de branleur).

Ca, je reconnais qu'il le fait tres bien. C'est plutôt plaisant. Ca fontionne bien quand ça se passe dans son univers de pulp-culture. Il fait de bonnes synthèses, j'aime beaucoup. Mais en s'attaquant au dernier conflit mondial, la greffe est difficile.




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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par Gérard Delteil le Mer 8 Sep - 10:42

Les références cinéphiliques ne me gênent pas et je trouve que Tarantino a beaucoup de talent. Certaines scènes, notamment avec Waltz, sont extraordinaires. Mais, ce qui me dérange, même en laissant de côté le mépris complet de Tarantino pour l'histoire, c'est tout de même l'apologie de la violence sadique. De plus, dans le contexte post 11 septembre, cette hymne à la vengeance cruelle où tout est permis contre les méchants, a des relents très équivoques. Et Tarantino, sous ses dehors provocateurs, reste politiquement très correct...
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par edmond Gropl le Ven 10 Sep - 19:56

Si on ne prend que la première scène. Bon elle est parfaite sur la forme, mais quel en est le sens? qu'est-ce que ca signifie? Est-ce qu'il y a autre chose qu'un travestissement de la réalité? Ca a un sens, une idéologie, on ne peut pas dire que c'est de l'ART dans la mesure ou je ne vois aucune piste allant a quelque chose qui ressemblerait à une idée transcendantale.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Sam 11 Sep - 0:08

Parce que selon toi, la notion d'art s'accorde nécessairement à l'idée de transcendance ?
A ce moment-là je comprends pourquoi on ne s'entend pas, depuis le début, sur la question de Tarantino et sur d'autres questions en terme de cinéma.

J'ai juste une question : parles-tu d'une transcendance selon tes propres critères, ta propre sensibilité, tes propres attentes ? Ou alors d'une transcendance au sens traditionnel, c'est à dire sacré ; car la notion de transcendance dans l'art vient de là.

Mais je confirme, cela dit, il n'y a rien de transcendant dans l'oeuvre de Tarantino. Ni dans l'oeuvre de nombreux réalisateurs remarquables depuis que le cinéma a été inventé. Sauf peut-être dans les trips de Jodorowsky, Tarkovski ou encore certains Greenaway.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par edmond Gropl le Sam 11 Sep - 11:44

Oui, c'est pour ça qu'au fond, le cinema ne m'interesse pas tellement, sauf les types que tu cites et quelques autres.
Pour moi transcendance, c'est aller vers un ordre superieur inconnu, j'y vois pas forcement la notion de "sacré".
C'est pour ça aussi que je ne vois pas de difference entre ce film et la grande vadrouille (avouons quand même que si on doit comparer, c'est avec ça).
Ceci dit, il se peut que quelque chose m'ait echappé dans le film, ça je ne le nie pas. ( avous de me dire quoi?)

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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Sam 11 Sep - 16:30

Je ne vois rien à ajouter à ma chronique du film, en tête de ce fuseau. J'y parle de tout ce qui le distingue de l'exemple que tu prends : La grande vadrouille.
J'ai l'impression de répéter ce que j'ai déjà écrit, ici et dans d'autres chroniques (Boulevard de la mort, par exemple). Parfois, je me dis que certains y mettent de la mauvaise foi, quand même.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par Ernest Kurtz le Sam 11 Sep - 19:05

A mes yeux, ce qui distingue beaucoup La grande vadrouille de Inglorious basterds tient pas mal dans la mise en scène: d'un côté une mise en scène plan-plan d'un père tranquille, de l'autre un virtuose. Mais justement, je me demande, stalker, si parfois, à tes yeux, cette virtuosité technique ne suffit pas pour faire sens. Désolé, mais non ! Si tu veux de la virtuosité technique avec du sens, parle de Lang, de Welles ou de Kubrick, de Hitchcock ou de Peckinpah, mais sûrement pas de Tarantino !! Tarantino utilise une technique hors pair... pour ne rien dire. Pour moi, tout son discours est parfaitement symbolisé par une des dernières séquences de Inglorious basterds: c'est en mettant le feu à de la pellicule de cinéma qu'ils tuent Hitler = le cinéma est plus fort que la réalité. Alors, pourquoi parler de la réalité, le cinéma c'est tellement mieux ! Et tous ses films -aussi virtuoses soient-ils- ne parlent que de cinéma ! Il n'a rien d'autre à dire ! Avec en plus une bonne couche de narcissisme en forme de clin d'œil aux cinéphiles ! Et j'ai lu ce qu'il a été dit sur ce forum à propos de Boulevard de la mort et je partage nettement le point de vue de départ de txoa. Et j'y ajouterai que là-encore, pour ce qui est de la deuxième partie de ce film, c'est quand même salement inspiré (si ce n'est plus !!) de Faster, Pussycat ! Kill!! Kill!! Mais hormis ça... que dalle !!!
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par stalker le Sam 11 Sep - 19:32

Voilà qui est clair et sans appel.
On va pouvoir parler d'autre chose.
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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par edmond Gropl le Sam 11 Sep - 22:11

Bon, moi je pense que cette operette distille un message, lequel je ne sais pas encore, cette operette distille un message pas forcement tarantinesque, mais elle dit quelque chose.

Parce que quand même, cette idée de vengeance juive, totalement et tres habilement fantasmée (par son utilisation du cinéma), cette idée de vengeance juive, cette haine du nazi par l'americain et le juif americain, ces batards utilisés par les etats majors, c'est pas anodin.

Tarantino ferait il un film sur par exemple la vengeance vietnamienne? ou palestinienne? ou tout ce que vous voulez?






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Re: Inglourious basterds - Quentin Tarantino (2009)

Message par txoa le Dim 12 Sep - 15:51

Une fait unanimité, celles que tu cites non. Très correct tout ça.
Je précise que il y a bien longtemps je courrais voir les films de QT. Jusqu'à ce que je réalise sa vacuité. La contemplation de la Méditerranée m'apporte plus.
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