Sang froid - Red Braddock (1996)

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Sang froid - Red Braddock (1996)

Message par stalker le Sam 19 Déc - 18:12

Les mésaventures d'une femme dont l'obsession des meurtres en série la mènera dans le piège du Blue Blood Killer.



L’affiche brandit le nom du producteur et on parle peu du réalisateur, y compris dans les critiques. Tarantino engloutit Braddock. La même année, le même Tarantino scénarisait et produisait également Une nuit en enfer. Son visage apparaît dans le film, sur un cliché, aux côtés de celui de Georges Clooney. Les portraits de deux frangins auteurs de crimes atroces. Car il est question de crimes atroces dans Sang froid. En particulier ceux du Blue Blood Killer, surnommé aussi le tueur du bottin mondain.

Quatre victimes à ce jour. Quatre femmes fortunées retrouvées gisantes dans leur sang et à leur domicile. Le tueur court toujours et la presse en parle beaucoup. De son côté, la jeune et jolie Gabriela (Angela Jones), originaire de Colombie, cultive depuis son plus jeune âge une étrange fascination pour les tueurs sanguinaires – derrière ses airs d’éternelle enfant, émerveillée par un rien, un tantinet naïve.
Par le biais d’une publicité, elle se fait engager dans une agence de nettoyage ("je suis femme de ménage", dira-t-elle plus tard à son prétendant) de scènes de crimes. Ce boulot bizarre la mènera sur les lieux d’un crime commis par le Blue Blood Killer.

C’est aussi absurde et cynique que peuvent l’être la plupart des réalisations de Tarantino. Car on ne va pas le nier : c’est du Tarantino calqué à mort, dans tout le positif qu’implique le terme. Ce film est succulent comme une pâtisserie au coulant de framboise. Fantaisiste et tout à fait morbide ; le second étant habilement dilué par le premier.
Le grand moment du film est une scène de danse incarnée par Gabriela sur les lieux du crime, seule et en robe de soirée, munie d’un couteau de cuisine et sur une musique colombienne. Au cours de cette séquence, on peut se dire que c’est là que Tarantino voulait en venir. Tout ça pour ça, et ça valait la peine.

Une absurde pâtisserie noire fourrée à l’invraisemblable. On le garde bien en tête. Impossible de l’oublier et de prendre quiconque au sérieux dans cette sombre affaire.
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